Massif Central Ferroviaire 
Les Viaducs sont les Châteaux de la Loire du Massif Central
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N° 268  du 01/01/2021
 
L'actualité du 23/12/2020
 
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La photo du mois
:


A Saint Pourçain sur Sioule (Allier), le dernier BV monumental mis en service par le PLM a été racheté en 2012 par la municipalité, qui compte transformer l'édifice en un Pôle Tertiaire lui conservant son identité.

Photo réalisée le
22/11/2020 par André DAVID.

  • Allier : Nizerolles 1 2. [2 photos]

  • Bouches du Rhône : Vitrolles. [1 photo]

  • Cantal : Mauriac, Drugeac. [2 photos]

  • Gard : Ners 1 2 3, Sommières, Bagnols sur Cèze 1 2 3. [7 photos]

  • Haute Garonne : Blagnac 1 2 3 4. [4 photos]

  • Hérault : Boisseron. [1 photo]

  • Loire : Saint Just en Chevalet, Saint Polgues 1 2, Cremeaux, Saint Germain Laval 1 2 3. [7 photos]

  • Haute Loire : Landos 1 2. [2 photos]

  • Nièvre : Millay. [1 photo]

  • Rhône : Caluire et Cuire 1 2. [2 photos]

  • Saône et Loire : le Creusot, Autun, Cordesse 1 2, Dracy Saint Loup, Montchanin, Saint Marcel. [7 photos]

  • Vaucluse : Morières les Avignon 1 2, Caumont sur Durance 1 2 3 4, Oppède 1 2, Maubec 1 2 3 4 5, Bonnieux, Valréas 1 2 3, Apt 1 2 3 4. [23 photos]

  • Haute Vienne : Limoges. [1 photo]

  • Yonne : Saint Clément. [1 photo]

  • Ont contribué à cette édition : Christophe BENOIST, André DAVID, Pierre EVRARD, Jean-Marie GILSON, Bernard IBRY, Jacques MANCIP, Georges TURPIN.

  • La présente édition est illustrée par plus de 13131 photos.

  • La présente édition est liée à une base de données comptant 16915 entrées.

  • Le n° 269 paraîtra le 01/02/2021
  • .

    La Grande Décélération.



    1821
    , il y a 200 ans : en mai, mourrait Napoléon à Sainte Hélène et naissait le chemin de fer en France. C'est ce mois-là que Louis-Antoine Beaunier fit la demande de concession d'une ligne de Saint Etienne à Andrézieux. Depuis, le chemin de fer, dans notre pays, a évolué de manière parabolique. L'ascension, jusqu'à la Première Guerre Mondiale. Un plateau concave juqu'au milieu du XXème siècle. Enfin, une grande décélération au moment où se produisait dans le monde la Grande Accélération technologique et globalisée, si néfaste pour l'environnement.




    En gare de Montfavet (Vaucluse), l'état pitoyable du poste de pesée symbolise l'abandon sans état d'âme du trafic fret local à partir des années 1970.
    Une véritable scène de crime, qui n'indispose en rien la SNCF.


    Photo du 17 décembre 2020

    Avec la SNCF (et la bénédiction de l'Etat), règne désormais le toujours moins : toujours moins de lignes, toujours moins de dessertes, toujours moins de matériel, toujours moins d'entretien, toujours moins de cheminots, toujours moins de qualité de service, etc... La sécurité semble assurée, mais, justement, un train supprimé est un train qui ne déraille pas.

    Cependant, le TGV, c'est plutôt une avancée, non? Oui, pour les majors du BTP dont il a constitué une rente et pour le soldat Alstom qu'il a contribué à sauver (provisoirement). Son développement a asséché le réseau classique, à présent en lambeaux. Les quelques milliards (pas du tout magiques, juste un coup de pouce à l'emploi et au PIB) affectés (sur le long terme) à sa régénération n'y feront rien, sa dégradation continuera de progresser. Quand on "investit", c'est pour amoindrir, comme le démontre le passage en voie unique d'une partie de la ligne Nantes - Bordeaux, une artère structurante s'il en est. Ici comme ailleurs : no future. Certes, joindre Paris à Lyon ou à Nantes reste possible (à un prix qui ressort du jeu de grattage), mais se rendre d'une province à l'autre (même voisine) est devenu un parcours du combattant, qui ne laisse le plus souvent d'autre choix que de prendre la route ou de rester chez soi. Qui n'en fait pas l'amère et régulière expérience?

    Cependant, la périphérie des grandes métropoles a besoin des "trains de banlieue", non? Oui, mais au prix de stations bétonnées, de rames taguées, d'une sureté toute relative et de perturbations récurrentes. Et que dire des grèves à répétition, dont on ne connaît généralement pas le motif, sans doute parce qu'il est inavouable. La possibilité de télétravailler va en faire réfléchir plus d'un.

    Bref, prendre le train ne fait pas envie, même aux plus ardents défenseurs du rail. Et l'actuel président de la SNCF, dans la droite ligne de son prédécesseur, ne sort pas de la com' incantatoire et se met à promettre sur les plateaux télé que tout ira mieux demain grâce aux nouvelles technologies dans une entreprise où tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil.

    On ne se consolera pas en constatant que l'état de certaines routes nationales ne vaut pas mieux que celui des voies ferrées de desserte fine du territoire, et que Bercy étrangle les hôpitaux avec la même hargne que le chemin de fer. En un mot, faute de moyens, l'Etat, hyperendetté, n'a plus d'ambitions. Le déclassement est à nos portes. La SNCF, avec OuiGo, a déjà réinventé la troisième classe.

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