Massif Central Ferroviaire 
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N° 239  du 15/07/2018
 
L'actualité du 13/07/2018
 
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La photo du mois
:


Ce n'est qu'un détail, sur la culée d'un pont en grès rouge d'une ligne minière aveyronnaise abandonnée depuis bientôt 100 ans. Plus qu'une coquetterie de tailleur de pierre, ces ergots sont destinés à éviter le glissement des blocs les uns sur les autres.

Photo réalisée le
20/09/2015 par Georges TURPIN.

  • Ont contribué à cette édition : Christophe BENOIST, Bruno BURGUNTER, André DAVID, Bernard IBRY, Jean-Louis ROCHE, Jean-Pierre TOUCHARD, Georges TURPIN.

  • La présente édition est illustrée par plus de 10944 photos.

  • La présente édition est liée à une base de données comptant 60243 entrées.

  • Le n° 240 paraîtra le 01/09/2018
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    Rézo Zéro.

    En emportant un talus, un orage opportun a précipité la fermeture annoncée de la ligne Morlaix - Roscoff, dans le Finistère. Tout est bon pour détricoter, maille après maille, un réseau ferré national qui n'a plus de réseau que le nom.

    Photo Bruno BURGUNTER - 25 juin 2018.

    Pendant la grande grève du printemps (qui a précédé les petites grèves de l'été), la SNCF a continué, en catimini, à fermer des guichets, à suspendre des lignes, à réduire où elle le pouvait la vitesse des trains, et à mettre en vente son patrimoine foncier et immobilier. En se contentant d'une exploitation chaotique, l'établissement public montre tout son désintérêt pour le chemin de fer.

    Ici et là, les travaux, trop longs et trop chers, désorganisent le service et ne garantissent ni le retour des trains, ni une augmentation des fréquences, ni un relèvement des vitesses.

    Pire, "Mobilités" réduit la voilure dans les relations TGV : les bolides ont à peu près tous disparu, les intersecteurs, en 2019, bouderont la plupart des lignes classiques qu'ils empruntaient encore, comme Nancy - Dijon, Besançon - Lyon ou Marseille - Nice. Dire que cette dernière section était empruntée, il y a moins de 30 ans, par des trains, de jour comme de nuit, en provenance de l'Europe entière. On n'y compte plus que des TER (généralement supprimés ou en retard) et (pour combien de temps encore?) quelques TGV issus de la LGV Méditerranée. Plus rien vers Toulouse ou Bordeaux.

    Quant aux dernières correspondances possibles, elles génèrent trop d'anxiété, et les voyageurs concernés s'organisent autrement.

    Parler de réseau est à présent une fumisterie. Sur une toile ferroviaire complètement mitée, l'offre est en train de se réduire à quelques relations point-à-point, à un nombre d'OD (Origine-Destination) limité, où les seules opportunités de voyages ferroviaires sont d'ailleurs en concurrence avec le covoiturage et les cars Macron.

    Comme si tous les voyageurs ne consommaient que du Paris - Lyon. Au contraire, on peut penser que les mouvements browniens des français concernent beaucoup de trajets province - province de moyenne et longue distance. Relier Clamecy à Bergerac, par exemple, est une mission quasi-impossible pour qui ne peut ou ne veut conduire une voiture particulière.

    Elle est où, l'égalité des territoires?

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