Massif Central Ferroviaire 
Les Viaducs sont les Châteaux de la Loire du Massif Central
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N° 233  du 01/01/2018
 
L'actualité du 18/12/2017
 
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La photo du mois
:


Du chemin de fer au chemin de verre : la remise à machines de Brioude (Haute-Loire) est en cours de restauration, afin d'accueillir l'atelier d'un maître-verrier réputé.

Photo réalisée le
13/12/2017 par Jean-Louis ROCHE.

  • Cantal : Neussargues en Pinatelle 1 2 3 4, Saint Jacques des Blats 1 2. [6 photos]

  • Corrèze : Eygurande, Meymac, Soudeilles. [3 photos]

  • Haute Garonne : Montrabé, Montastruc la Conseillère. [2 photos]

  • Hérault : Lunel 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10, Montpellier 1 2 3. [18 photos]

  • Loire : Andrézieux Bouthéon 1 2 3 4 5 6 7. [10 photos]

  • Haute Loire : Saint Julien des Chazes 1 2 3 4 5 6, Prades 1 2 3 4 5 6 7 8, Saint Arcons d'Allier 1 2 3, Yssingeaux. [18 photos]

  • Puy de Dôme : Les Ancizes Comps. [1 photo]

  • Rhône : Saint Nizier d'Azergues. [1 photo]

  • Saône et Loire : Cordesse. [1 photo]

  • Tarn et Garonne : Albias, Montauban. [2 photos]

  • Vaucluse : Mérindol 1 2 3 4 5 6, Loriol du Comtat 1 2 3. [9 photos]

  • Val de Marne : Ablon sur Seine 1 2 3 4 5, Villeneuve le Roi 1 2 3 4, Orly, Villeneuve Saint Georges. [14 photos]

  • Ont contribué à cette édition : Elodie et Federico ANTONIAZZI, Christophe BENOIST, Didier CHATEAU, Laurent COURTOIS, Cparama, Cpauvergne, Olivier CURIE, Franz ESNAULT, Jean-Pierre FRANCON, GéoPORTAIL, Patrick GROS, Bernard IBRY, Loïc, Jean-Louis ROCHE, Georges TURPIN, WikiPLM.

  • La présente édition est illustrée par plus de 10460 photos.

  • La présente édition est liée à une base de données comptant 57589 entrées.

  • Le n° 234 paraîtra le 01/02/2018
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    Petit précis d'archéologie ferroviaire.




    Sur cet extrait d'une carte ferroviaire de l'entre-deux guerres, on est frappé par la densité extraordinaire des lignes d'intérêt général et local. Si l'on prend en compte les réseaux miniers, industriels, portuaires, militaires, etc... qui ont fleuri partout sur le territoire, même de façon éphémère, alors il est difficile de trouver une seule commune où aucune voie n'aurait été posée, fut-elle Decauville.

    Voici deux siècles, le chemin de fer, enfant du charbon et de la révolution industrielle, était en gestation. Voici un siècle, le réseau de chemin de fer atteignait en France son extension maximale, à l'issue de la Grande Guerre qui suscita une explosion des réseaux divers. Le XXIème siècle, outre la décomposition de la société et la faillite de l'Etat, voit l'effondrement des chemins de fer français, avec un réseau et des services en régression permanente.

    De toutes ces lignes abandonnées, qui souvent avaient été construites avec le plus grand soin et dont les jeunes générations n'ont pas même conscience, que reste-t-il? Il en demeure des traces, si infimes parfois, que seules les méthodes de l'archéologie peuvent conduire à les mettre au jour.

    Des traces, on en retrouve d'abord sur le terrain : c'est un talus ou une tranchée qui modèle le sol, c'est une culée orpheline qui se dresse au bord d'une route, c'est le chaînage ou le soubassement caractéristique d'un bâtiment à trois portes, c'est tout ce qu'un œil aguerri remarquera d'autant plus aisément qu'il aura étudié auparavant les documents issus de l'édition ou des archives, et bien sûr d'internet. On peut encore compter sur la mémoire des anciens, mais plus pour longtemps.

    Surtout, le temps, la végétation et les engins de terrassement ont tôt fait d'effacer de l'environnement (on n'ose plus parler de paysage, tellement il est mis à mal) tout vestige de plateforme et de construction, tout reste de rail ou de signal. Quelques infrastructures se voient sauvées par leur linéarité, propice à l'enfouissement de tuyaux ou de câbles, ainsi qu'à l'établissement de voies vertes. Mais les plus anciennement abandonnées n'ont pas eu droit à ces aménagements et se sont vues rapidement morcellées.

    L'archéologie ferroviaire n'a toujours pas de chaire au Collège de France. Elle attend encore son Boucher de Perthes, voire son Champollion. Les éléments les plus significatifs ne sont protégés par aucune Fondation, ni aucun Conservatoire. Cependant, sans attendre l'émergence de grands pontes et la création de structures patrimoniales, certains se sont mis à la tâche, comme en témoignent les liens référencés ci-dessous. Précisement, l'association Chemins à Fer organise comme chaque année au mois de mai ses journées d'archéologie ferroviaire. Pour 2018, le site retenu pour une exploration aussi savante que conviviale sera connu début février.
    Plus d'info / source : Association Chemins à Fer - Inventaires Ferroviaires de France.
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