Massif Central Ferroviaire 
Les Viaducs sont les Châteaux de la Loire du Massif Central
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N° 243  du 01/12/2018
 
L'actualité du 17/11/2018
 
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La photo du mois
:


Cette plaque est conservée à Ambert par l'association Agrivap. Fin 2018, le Cantal ne comptait plus que 13 points d'arrêt, tous dépourvus de présence commerciale, et une gare, Aurillac, la dernière du département à posséder un guichet - parfois ouvert.

Photo réalisée le
03/08/2017 par Franz ESNAULT.

  • Allier : Bézenet 1 2 3 4, Saint Pourçain sur Sioule 1 2 3. [7 photos]

  • Ardèche : Châteaubourg 1 2 3, Cornas. [4 photos]

  • Bouches du Rhône : Aix en Provence 1 2 3 4. [4 photos]

  • Cantal : Allanche 1 2 3, Saint Poncy. [4 photos]

  • Corrèze : Objat 1 2. [2 photos]

  • Creuse : Felletin. [1 photo]

  • Dordogne : Mouleydier, Calès, Pays de Belvès 1 2, Siorac en Périgord 1 2 3, le Buisson 1 2 3, Creysse. [11 photos]

  • Haute Garonne : Toulouse 1 2. [2 photos]

  • Indre et Loire : la Celle Saint Avant. [1 photo]

  • Loir et Cher : Romorantin Lanthenay 1 2 3 4 5 6 7, Gièvres, Salbris . [9 photos]

  • Loire : Saint André le Puy 1 2, Périgneux 1 2 3, Saint Marcellin en Forez 1 2, Estivareilles 1 2. [9 photos]

  • Haute Loire : Vorey 1 2, la Chapelle Geneste, Saint Vincent, la Séauve sur Semène, Rauret 1 2 3 4 5 6 7 8. [13 photos]

  • Lot et Garonne : Marmande. [1 photo]

  • Nièvre : Epiry 1 2 3, Tannay 1 2 3 4 5 6, Cercy la Tour. [10 photos]

  • Puy de Dôme : Marsac en Livradois, Ambert 1 2 3 4 5 6 7. [8 photos]

  • Rhône : Saint Priest 1 2 3 4 5 6 7 8 9, Lyon 1 2 3. [15 photos]

  • Tarn : Vénès. [1 photo]

  • Ont contribué à cette édition : Christophe BENOIST, Laurent COURTOIS, Jean-Michel DEPOUX, Franz ESNAULT, Pierre EVRARD, Damien FOLLET, Patrick GROS, Bernard LACOTTE, Pierre Olivier MESSNER, Sébastien PRESTAUX, Jean-Louis ROCHE, Alexandre SEUX, Georges TURPIN.

  • La présente édition est illustrée par plus de 11295 photos.

  • La présente édition est liée à une base de données comptant 61889 entrées.

  • Le n° 244 paraîtra le 01/01/2019
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    Mobilités : l'impasse.


    En moins d'un siècle, et à l'insu de son plein gré, l'automobile est devenue l'alpha et l'omega de notre société. Jamais sans ma bagnole, touche pas à mon pot(e). La France d'en-bas, addicte au diesel surtaxé, et celle d'en-haut, accro au kérosène défiscalisé, ne veulent pas être sevrées. L'agitation des gilets jaunes ressemblerait-elle à une première crise de manque de pétrole, par anticipation de toutes celles, bien plus graves, qui nous attendent ?
    Conduire est de plus en plus un vecteur d'angoisse.


    Prendre le train en 2018, on le sait, est pénible et aléatoire ("SNCF : à nous de vous faire détester le train"). Mais prendre sa voiture ne l'est pas moins. Egrenons tous les inconvénients qu'il y a à conduire.

  • L'accident nous guette à tout instant, prêt à foutre notre vie en l'air. Cliquez sur l'option choisie : cercueil ou fauteuil roulant.

  • La panne nous attend au coin de la rue : une journée de perdue au moins.

  • Les embouteillages nous paralysent. Manqué l'entretien d'embauche, raté l'avion pour les Seychelles, sans compter les heures sup' de la nounou.

  • Se garer en ville est devenu impossibe ou ruineux.

  • Les autoroutes, les rocades, les grands boulevards sont devenus des chambres à gaz d'échappement. Chaque année - les médias et même les ministres nous le serinent - des dizaines de milliers de français y laissent leur peau (mais pas leur pot). On n'a pas fait pire depuis les camps nazis. Et personne ne... bronche.

  • Les mêmes gaz d'échappement contribuent au dérèglement climatique : tornades incessantes et sécheresses récurrentes vont signer la fin de l'anthropocène, cette ère calamiteuse responsable de la sixième extinction de masse.

  • La majorité des kilomètres que nous effectuons le sont en périurbain, au niveau de nos fameuses "entrées de ville", là où les paysages sont morts, là où se concentrent les sites les plus désolés, les plus repoussants, les plus anxiogènes : "cités", échangeurs monstreux, béton en veux-tu-en-voilà, tags à gogo, murs anti-bruit, tas de gravats, lignes à haute tension, mornes lotissements, zones industrielles plus ou moins en friches, ronds-points à n'en plus finir, affichages géants, zones commerciales toujours plus étendues avec leur océan de bitume, etc... Un tel environnement est tout sauf épanouissant.

  • Conduire fut agréable, sans doute. A présent, c'est une véritable punition, ni plus ni moins qu'un parcours d'obstacles : zone 30, giratoires, putain ce brouillard, nids de poule, poids lourd devant, quinze ralentisseurs en 500 mètres il est fou ce maire, zut maintenant il commence à neiger, radars, poids lourds derrière, le GPS qui déconne encore, zone 50, caméra de carrefour, coussin berlinois, merde sens interdit, passage piéton à 6 points et 135 euros, zone 70, les enfants on se calme, écluse, encore un radar, chéri tu dépasses le 80, circulation alternée, et celui-là qu'est-ce qu'il fait encore, etc.... Sans compter l'ennui mortel que suscitent les longs trajets sur autoroutes, lorsqu'elles sont dégagées.

  • Le problème, c'est que tout ce déplaisir coûte chaque jour plus cher, et que, avant de boucler la ceinture, il faut commencer par la serrer.

    Autrement dit, si prendre le train, c'est désormais l'aventure, prendre sa voiture est devenu l'enfer.

    Prisonnier de sa bagnole, esclave de son smartphone, décérébré par la pub, la com et le foot, ruiné par les impôts et les taxes qui profitent à d'autres, le "consommateur" n'est rien moins que libre et mène une vie totalement artificielle pour ne pas dire téléguidée. Au paléolithique, nos lointains ancêtres, qui avaient la sagesse d'être moins nombreux et à qui l'on ne connaît ni chef ni religion (ni Dieu ni maître?), n'avaient besoin de chasser que trois heures par jour dans une nature généreuse pour être rassasiés. Nous autres, obligés de travailler pour rembourser le crédit de l'auto qui nous sert à aller travailler, tout en dilapidant les ressources d'une planète que nous couvrons de déchêts, pouvons-nous encore espérer le bonheur et le progrès?

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