Massif Central Ferroviaire : Les lignes du Plan Freycinet

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N° 24 - Avallon à Bourges, par ou près Clamecy, Cosne et Sancerre - 143 km.

L'une des extrémités de ce projet intéressant la cité la plus septentrionale du Massif Central, il convenait de le mentionner, même si sa concrétisation, en 1893, sous la forme d'un barreau stratégique de Clamecy à Cosne sur Loire, n'impliqua pas directement la sous-préfecture icaunaise.

N° 26 - Ligne d'Auxerre à Vitry le François.

La section "PLM tardif" de Saint Florentin_Vergigny à Monéteau_Gurgy fait partie de cette rocade stratégique à double voie censée faciliter les transports militaires entre le sud-ouest et la gare régulatrice de Troyes.

N° 86 - Ligne de la Sauve à Eymet, par ou près Targon, Sauveterre, Monségur et Duras - 62 km.

N° 87 - Ligne de Libourne à ou près Langon - 43 km

Jamais construite. Aurait du croiser la précédente à Espiet. Projet repris sous forme d'un improbable barreau LGV.

N° 93 - Ligne de Saint Florent sur Cher à Issoudun.

Ce "barreau" stratégique de 23,5 km a été mis en service en 1893, puis fermé par étape à partir de 1948. Il devait autoriser des relations est - sud ouest sans passer par Paris, tout en contournant le Massif Central.

N° 97 - Nontron à ou près Sarlat, en passant par ou près Thiviers, Villiac et Condat, avec embranchement d’Hautefort à un point à déterminer entre Objat et Brives (entraînant la suppression de la ligne de Nontron à Périgueux) — 137 km

N° 98 - Bussière-Galant à ou près Saint-Yrieix (Haute-Vienne) — 16 km

N° 99 - Ligne de Limoges à Brive par Uzerche avec raccordement avec le chemin de fer d'Eymoutiers à Meymac par la vallée de la Vézère et Treignac.

N° 100 - Ligne d'Uzerche à Aurillac par ou prés Tulle et Argentat à voie normale unique.

N° 102 - Ligne de Felletin à Bort par Ussel.

N° 104 - Ligne de Montluçon à Eygurande, par ou prés Evaux et Auzances (92 km).

N° 106 - Ligne de Saint Eloy au col du Vauriat, avec raccordement de Gouttières à Létrade.

N° 107 - Ligne de Sancoins à ou près Lapeyrouse, par ou près Montmarault (75 km).

Cette ligne sera bien construite sous le régime de l'Intérêt Général, mais à voie métrique.

N° 108 - Ligne de Bort les Orgues à Neussargues.

Exploitée de 1908 à 1990, cette section du plus court itinéraire entre Paris et Barcelone paraît être l'une des plus emblématiques du Massif Central, et par son histoire, et par sa géographie, aussi tourmentées l'une que l'autre. Site parmi les sites, la gare de Landeyrat_Marcenat, posée solitaire sur le haut espace désertique du Cézallier, ne peut laisser indifférent. L'unique hôtel qui faisait face au BV est aujourd'hui à vendre. Nous y avions passé en famille le Pont de l'Ascension précédant la fermeture de la ligne au service des voyageurs; trés tôt le matin et trés tard le soir, l'arrêt puis le redémarrage, "pour du beurre" et en pleine obscurité, du premier et du dernier autorail X2800 rappelait l'inanité d'horaires hérités du PO.

N° 109 - Ligne de Laqueuille au Mont Dore.

N° 111 - Ligne de Cahors à Moissac ou près de Moissac (62 km).

N° 112 - Raccordement de Nevers à Tamnay_Châtillon.

Cette ligne ne verra pas le jour sous la forme d'un chemin de fer d'Intérêt Général, mais d'un chemin de fer d'Intérêt Local à voie métrique, exploité par la Société Générale des Chemins de Fer Economiques (SE). La ligne Nevers - Saint Saulge - Tamnay_Châtillon - Moulins Engilbert_Ville sera exploitée de 1905 à 1939.

N° 113 - Embranchement de Tamnay_Châtillon à Château Chinon.

La sous-préfecture morvandelle sera desservie en antenne dés 1889.

N° 116 - Ligne de Vichy à Cusset (4 km).

N° 117 - Liaison de Paray le Monial à Givors.

Mise en service progressivement de 1895 à 1910, cette longue rocade à double voie établie de part et d'autre de la ligne de partage des eaux entre la Loire et le Rhône, est intéressante à plus d'un titre. Constituant un itinéraire de contournement occidental du complexe lyonnais, la section Lozanne - Tassin - Givors n'a peut-être pas totalement son avenir derrière elle.

N° 118 - Ligne de Paray le Monial à un point à déterminer entre Saint Martin d'Estreaux et Lapalisse (44 km).

Sa réalisation prendra la forme d'une ligne de Paray au Coteau.

N° 131 - Liaison entre Pont d'Avignon et Avignon.

D'aucuns objecteront qu'ici souffle le mistral, et non la burle. C'est vrai, mais il faut se souvenir que ce "barreau" relie la Provence à la ligne de la rive droite du Rhône, déjà centralienne, et a vu passer les autorails Renault VH de l'épisodique relation Avignon - Mende, aux quatre rebroussements (mieux ou plutôt pire que Lyon - Bordeaux). Il faudra attendre 1905 pour la mise en service de cette courte ligne de 4,2 km franchissant le Rhône et dont les raccordements sont orientés vers le nord. Dans les années 1980, sera construit en terre gardoise un raccordement sud vers Nîmes. Le triangle ainsi constitué, dit de Villeneuve lès Avignon, se verra faire de l'ombre (au sens propre comme au sens figuré) vingt ans plus tard par le tout proche triangle LGV des Angles et ses deux impressionnants viaducs sur le fleuve. A Lyon, les voies ferrées ne franchissent le Rhône que deux fois, ici trois! Comme les trois autres barreaux PLM de l'échelle ferroviaire rhodanienne, ce barreau méridional connait un trafic fret important, ce qui dément la loi qui voudrait que les dernières lignes ouvertes soient les premières fermées.

N° 146 - Liaison d'Ambert à Darsac.

Cette liaison devait constituer l'ultime tronçon d'un itinéraire Saint Germain des Fossés - Vichy - Ambert - Darsac - Le Puy - Langogne, véritable ligne des Cévennes bis. Ce parcours alternatif a d'ailleurs été sérieusement envisagé pour les Paris - Nîmes, à une époque où les hydro-électriciens triomphants menaçaient d'ennoyer les Gorges de l'Allier, comme il venait de le faire à Bort pour celles de la Dordogne. Ouverte en 1902, la ligne fut exploitée successivement par le PLM, la SNCF, et l'AGRIVAP, opérateur alternatif grâce auquel elle survit de nos jours.

N° 147 - Liaison d'Issoire à Montbrison.

Cette liaison n'a jamais vu le jour, mais si cela avait été le cas, nous aurions eu affaire à un parcours d'anthologie avec le double franchissement frontal, et des Monts du Livradois, et des Monts du Forez! A l'est, on aurait pu voir les convois gagner Lyon_Saint Paul par la ligne de la Compagnie des Dombes, au prix du franchissement supplémentaire des Monts du Lyonnais. A l'ouest, on étudia trés sérieusement un complément de parcours jusqu'à Besse en Chandesse, au pied du Sancy, sous lequel un tunnel (imaginé par les utopistes de service) aurait permis de gagner le Mont Dore. Si cette antenne avait aussi été réalisée, Issoire serait devenu un noeud ferroviaire de bon aloi.

N° 148 - Liaison de Saint Etienne au Rhône par Annonay.

Cette liaison sera réalisée, mais au prix d'un détour conséquent par Firminy, Dunières et le souterrain du Tracol (2 392m) sous la ligne de partage des eaux Atlantique - Méditerranée. Ouverte en 1885, elle rejoint à Annonay l'antenne de Saint Rambert d'Albon (rive gauche du Rhône) en exploitation depuis 1869. Véritable ligne de montagne à la cévenole, culminant à 917 m, son parcours présente à Bourg Argental une boucle hélicoïdale, l'une des deux seules réalisées dans le Massif Central avec celle plus tardive de Claveisolles sur Paray - Lozanne. Toute activité ferroviaire a cessé de Dunières à Peyraud entre 1955 et 1987.

N° 149 - Desserte de Largentière, sous-préfecture ardéchoise.

Une antenne sera ouverte en 1896 au départ de la gare de Saint Sernin (ligne de Vogüé à Niégles_Prades). Ce sous-embranchement survivra jusqu'à 1988.

N° 150 - De la Voulte sur Rhône à Yssingeaux par le Cheylard.

N° 151 - De Tournon à la ligne de la Voulte à Yssingeaux.

N° 152 - D'Yssingeaux à la ligne du Puy à Saint Etienne.

Cet ensemble de lignes verra sa réalisation se concrétiser de 1890 à 1903 sous la forme du remarquable réseau d'Intérêt Général à voie métrique dit du Vivarais, exploité par les CFD. Le service se poursuivit jusqu'en 1968 au coeur de paysages d'une beauté et d'une humanité poignantes. Deux tronçons caractéristiques ont été préservés, l'un de vallée, de Tournon à Lamastre (le "Mastrou"), l'autre de plateau, de Dunières à Sainte Agrève (la "Galoche").

N° 153 - D'Anduze à un point de la ligne de Rodez à Millau avec embranchement sur Florac.

Ce projet grandiose et téméraire reliant les Cévennes aux Causses par la Vallée Française, le pied de l'Aigoual et les Gorges de la Jonte n'accouchera que du moignon d'Anduze à Saint Jean du Gard, exploité de 1909 à 1971, et reconverti de nos jours en ligne touristique. La Lozère obtiendra une compensation avec le chemin de fer d'interêt local à voie métrique de Sainte Cécile d'Andorge à Florac, ouvert à tous trafics de 1909 à 1968, et qui franchira la ligne de partage des eaux en tunnel sous le col de Jalcreste.

N° 154 - De Montpellier à Ganges (Hérault). 48 km.

Cette liaison, envisagée dés 1864, ne fit l'objet que d'un avant-projet établi en 1883 et classé sans suite en 1895.

N° 156 - De Graissessac_Estréchoux (Hérault) à Espalion (Aveyron).

Un moignon de 9 km sera mis en service en 1924 jusqu'à Plaisance_Andabre.

N° 159 - Carmaux à un point à déterminer entre Vindrac et Laguépie — 25 km

N° ??? - De Lavaufranche à Evaux les Bains (Creuse).

Déclarée d'utilité publique le 7 Juillet 1913, mais à partir de Bonnat et à voie métrique, cette ligne ne verra jamais le jour.

N° ??? - De Gouttières (Puy de Dôme) à Létrade (Creuse).

Déclarée d'utilité publique le 22 Juillet 1881, cette ligne sera concédée à titre éventuel au PO à voie métrique le 17 Juin 1892, mais cette convention sera résiliée le 20 Février 1913.

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Dernière mise à jour le: 02/05/2011