Massif Central Ferroviaire: Actualités

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Actualités 2021 : 16 nouvelles
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Date
Objet
22/03/2021

Ruptures.

n° 679

S'il est une société disruptive, c'est bien la SNCF. D'abord pour le meilleur, et ensuite pour le pire.



Le prototype CC 7001, vu ici à Toulouse pendant l'été 1951, a permis de valider les avantages des locomotives à adhérence totale, et il fera l'objet d'une prestigieuse descendance. L'engin est identifiable grâce à ses portes vitrées et à ses jupes de bas de caisse.

Document Pierre EVRARD.

Pendant trente ans, les ruptures technologiques allaient enchaîner les progrès : BAL, PRS, 25 kV, électrifications massives, ITE, fin de la traction vapeur, Mistral et Capitole, voitures Corail, rames à turbine à gaz, etc... L'avènement des LGV et des TGV, ainsi que leur face sombre la "résa" et le "yield", allaient faire du passé table rase et jour après jour disqualifier les dessertes et le réseau "classiques", dans le but, si possible, de les faire oublier.

Ruptures humaines. Pendant des décennies, des ingénieurs issus des meilleures écoles furent aux commandes. On pense bien sûr à Louis Armand, mais ils furent nombreux ceux qui, sans rechercher la lumière, ne visaient que la performance et l'efficacité. Depuis des lustres, les communicants et les comptables ont pris la relève. Le mot d'ordre chez les premiers, maîtres du vent, c'est dire et ne pas faire. Quant aux seconds, obsédés par la chasse aux dépenses, ils font supprimer tout ce qui coûte, surtout si c'est utile : du low-cost, sinon rien. Sur le terrain, où sévissent les "managers de proximité", la solidarité et la conscience professionnelle ont souvent fait place au chacun-pour-soi et au j'm'en-foutisme.

Ruptures organisationnelles. La gestion par activité, l'immiscion des autorités organisatrices, la montée en charge de la concurrence ont singulièrement alourdi les chaînes de décision et de financement.

Ruptures historiques enfin. De même que les deux guerres mondiales ont provoqué des infléchissements notoires dans l'aventure ferroviaire nationale, la pandémie actuelle va se traduire par de nouvelles cassures, que ne réparera aucune vague verte.

Cela fait longtemps maintenant que le mot "progrès" n'appartient plus au vocabulaire du chemin de fer en France.


Plus d'info / source : PS : il ne faut pas oublier non plus les ruptures de caténaires, sources de gros désagréments pour l'exploitant et les voyageurs.
06/03/2021

Voies uniques, mais voix multiples.

n° 678


Ligne des Causses, Thiers - Boën, Etoile de Laqueuille, etc... les collectifs et autres comités de défense se mutiplient. Mais seront-ils entendus ?

Plus d'info / source : 
18/02/2021

Pourquoi les gens ne prennent pas (ou plus) le train.

n° 677


Pandémie ou pas, c'est à présent à reculons que nous prenons le chemin des gares, du moins celles qui nous "accueillent" encore. Les raisons sont multiples, de la segmentation de l'offre à la loterie des tarifs. Ci-dessous, nous nous penchons sur trois des péchés capitaux qui font vivre l'enfer aux derniers captifs du chemin de fer.



A Avignon_TGV, les TER PACA côtoient les rames à grande vitesse : le rêve ! Hélas, les horaires des uns ne correspondent pas aux horaires des autres et les temps de correspondance sont ou trop courts ou trop longs. Hélas encore, les TER sont régulièrement supprimés, ce qui était, ce 27 décembre 2020, le cas de l'AGC de gauche qui ne partira pas comme prévu.

D'abord, le train ne va plus nulle part. Le réseau est en passe de se limiter à une étoile de LGV et à quelques antennes péri-urbaines, n'intéressant dans les deux cas que les métropoles. Prenez deux sous-préfectures au hasard, et essayez de les joindre par le rail. La plupart du temps, c'est strictement impossible ou totalement dissuasif. Le chemin de fer, en France, s'est concentré sur un marché de niche. Il n'a plus rien d'un moyen de transport universel.

Ensuite, conséquence de la contraction du réseau, le problème du premier et du dernier kilomètre (1) est souvent critique et oblige à des parcours multimodaux généralement contraignants. Hors zones denses, il ne faut pas compter sur les transports publics. Au départ, on peut abandonner son auto dans un parking, mais c'est cher ou risqué. A l'arrivée, il faut souvent déranger des proches (et en rester dépendant pour tout déplacement au cours du séjour) pour qu'ils viennent vous chercher, sur des distances parfois non négligeables. Louer une voiture ne reste possible que dans les grands centres et se révèle de toute façon hors de prix. Ces sujétions pousseront à privilégier la voiture individuelle quand le parcours ferroviaire n'est pas très long ou que l'on est encombré de bagages avec la marmaille. Un cas d'école est celui du salarié habitant un lotissement loin de la gare de la ville A et travaillant dans une zone d'activité de la ville B peu ou pas desservie par les transports en commun. Il prendra son véhicule personnel, quitte à faire la queue aux giratoires jalonnant son trajet.

Enfin et surtout, la mauvaise qualité de service est devenue dissuasive. Du train supprimé au départ, au retard indéterminé à l'arrivée, un voyage aujourd'hui a plus de chance de mal se passer que de bien se dérouler. La récurrence des aléas de toute nature, conséquences d'économies irréfléchies (ou, pire, d'une volonté cynique), dégoutte les passagers les uns après les autres.

Dans ces conditions, les français, que l'on dit prêts à quitter des agglomérations oppressantes pour des chefs-lieux de canton plus avenants, ne sont pas prêts de réduire leur usage de l'automobile, quels que soient ses externalités négatives et le prix du carburant.

Plus d'info / source : (1) En fait, les premier et dernier kilomètres se chiffrent souvent en dizaines de kilomètres !
31/01/2021

Poings de suspension...

n° 675

Les suspensions, ça commence à bien faire. Et les damnés des territoires lèvent le poing :



La section Thiers - Boën est suspendue depuis mai 2016. Si rien ne bouge, elle fermera en juillet 2021.

Les fossoyeurs du rail ont mis au point deux types de suspension. D'abord la suspension réelle. C'est le cas, par exemple, des sections de Laqueuille à Ussel et de Thiers à Boën : on a ainsi rogné les ailes à Clermont Ferrand.

Il y a ensuite la suspension virtuelle, aussi insidieuse qu'efficace. Recette n° 1 : limiter drastiquement le nombre des circulations. C'est le cas de la partie nord de la ligne des Causses, où Saint Flour n'est desservie que par un seul train quotidien dans chaque sens (enfin, sur le papier). Recette n° 2 : tronçonner un itinéraire en barreaux indépendants, afin qu'aucun convoi ne relie ses deux extrémités, et rendre toute correspondance entre les barreaux impossible ou hasardeuse. C'est le cas de la transversale Bordeaux - Lyon, où plus personne ne se risque ne serait-ce qu'à relier deux départements voisins. Recette n° 3 : pourrir la vie des usagers. C'est le cas de la radiale Paris - Clermont Ferrand, où il ne se passe pas une semaine, voire un jour, sans qu'un Intercités ne connaisse plusieurs heures de retard.

Avec la fermeture des guichets, avec l'érosion des dessertes, avec l'abandon des lignes, avec le regroupement des technicentres loin du front, avec la généralisation de la commande centralisée, avec le recours à la sous-traitance, à l'externalisation, voire à la concurrence, sans même attendre l'avènement du train autonome, y-aura-t-il encore un agent SNCF en 2025 dans le Massif Central?


Plus d'info / source : www.letrain634269.org
20/01/2021

Mais où sont les neiges d'antan ?

n° 676

Comme le temps du muguet, elles sont revenues les neiges d'antan. Comble de l'ironie, alors que les remontées mécaniques étaient "gelées" à cause de la crise sanitaire, on a pu revoir, sur les lignes d'Auvergne, des moyens de déneigement que l'on croyait devenus caducs, comme ce CN1 Beilhack de Chambéry à la manœuvre près de Laqueuille :



Sur la ligne du Lioran, ce n'était pas triste non plus, comme en atteste cette vidéo : www.youtube.com/watch?v=XAP4j5lc0yE.

Plus d'info / source : 

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Dernière mise à jour de cette page: le 16/01/2021