Massif Central Ferroviaire: Actualités

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Actualités 2007 : 71 nouvelles
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12/12/2007 Service 2008, où est ta victoire?
n° 309
           
A Saint Sulpice Laurière (Haute Vienne), l'époque du tête-à-queue des engins moteurs remorquant les trains de voyageurs joignant Bordeaux et Lyon est révolue. La relation entre les deux métropoles demeure assurée par automoteur via Montluçon ou par TGV via Montpellier. Cliché Patrick LANDEAU, 13 juillet 2007.Saisi au petit matin du côté d'Argenton sur Creuse (Indre) lors de son voyage inaugural, le TGV Brive - Lille devient le trait d'union entre les réserves d'indiens du centre de la France et les mégalopoles de la banane bleue, cette fameuse zone incurvée reliant Londres à Milan, et où se concentre l'essentiel de l'activité économique européenne. Cliché Patrick LANDEAU, 28 novembre 2007.
Le défaut d'entretien des voies du Massif Central ne fait pas bon ménage avec l'aggressivité des boggies des CC 72000. On voit ici l'un des derniers Corail de la ligne de Montluçon remorqué par l'une d'entre elles à Bourges (Cher). Cliché Patrick Landeau. 29 novembre 2007.A Clermont Ferrand (Puy de Dôme), voici un tableau indicateur que l'on n'est pas près de revoir : le train de 13 h 11 s'apprête à envoyer dans l'au-delà cinq gares des Combrailles. Cliché Olivier CHAMBON, 8 décembre 2007.
La gare de Lapeyrouse (Puy de Dôme) vit ses ultimes instants de noeud ferroviaire : le dernier Clermont - Montluçon via Volvic y côtoie le premier Lyon - Bordeaux assuré en X 72500. Une étoile, qui fut à quatre branches, s'éteint pour toujours. Cliché Damien BAUDON, 8 décembre 2007.A plus de 1000 m d'altitude, une rame tractée venant de Paris en croise une autre allant à Paris : cela ne se reproduira plus jamais, nulle part. Les Cévenols tirent leur révérence à la Bastide_Saint Laurent les Bains (Lozère). La ligne des Cévennes et celle des Causses ont perdu leurs dernières dessertes "nationales" et le statut qui va avec. Cliché Daniel PECHENARD, 8 décembre 2007.
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11/12/2007 Demandez le programme!
n° 308
L'archéologie ferroviaire sur Internet, c'est bien. Sur le terrain, c'est mieux.

La toute jeune association Chemins à Fer vous invite à la rejoindre pour partir à la recherche de vestiges ferroviaires, auvergnats pour la plupart, en parcourant notamment d'anciennes plates-formes devenues de beaux chemins. Balade, culture, grand air et convivialité sont au programme.

L'animateur de Chemins à Fer n'est autre que Romain DAVID, contributeur de la première heure à Massif Central Ferroviaire, auteur entre autres de la récente étude sur l'ancien embranchement militaire du Lac de Charpal, qui est une véritable invitation à un ressourcement total aux confins de la Margeride.
Plus d'info / source : Chemins A Fer
30/11/2007 Durable, le chemin de fer?
n° 307

N'ayant plus rien d'impériale, l'ancienne Magistrale du PLM survole ici , entre Perrache et Guillotière, le cours du Rhône, aux limons imprégnés de pyralène. Les coûts croissants de maintenance et de développement de ses infrastructures feront-ils plonger le chemin de fer dans les eaux grises du déclin? Lyon, le 24 novembre 2007.

Les récentes grèves dans les Transports ont fait au moins un perdant : l'environnement. Personne ne s'est particulièrement ému des quantités considérables de carburant gaspillées dans les embouteillages et du surcroît de pollution qui en est résulté. Chacun sait pourtant qu'il faudra bientôt payer la redoutable facture des atteintes portées à notre milieu, mais tous, nous restons aveugles aux désordres planétaires qui se font jour ici et là et auxquels nous n'accordons pas plus d'importance qu'à des cataclysmes ou à des révolutions de bandes dessinées.

Aussi, vues de Sirius, les revendications catégorielles d'une poignée d'occidentaux, dont les moins privilégiés sont encore des nantis, apparaissent comme dérisoires face à la lame de fond écologique et géopolitique dont nous voyons déjà l'écume morbide blanchir l'horizon, sans pour autant bouger de nos profonds canapés achetés en solde à Conforama.

Les remises en cause spectaculaires, et pour tout dire les régressions, qui frappent à la porte des F2 mais vont aussi secouer les grilles des châteaux, auront raison du chemin de fer tel que nous le connaissons. Mais ce grand soir, auquel nul ne veut croire, frappera un chemin de fer déjà mort, tué de l'intérieur par ceux-là mêmes qui pensent davantage à se servir qu'à le servir.
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26/11/2007 Vient de paraître : la gare d'Ussel et son quartier.
n° 306
L'histoire de toutes les gares du Massif Central mériterait d'être contée, car, des plus humbles aux plus actives, elles ont été au coeur de la vie de nombreuses bourgades pendant plusieurs dizaines d'années. Quand la mémoire des quelques générations témoins de cette époque sera à jamais perdue, les murs de granit ou de basalte des BV désaffectés deviendront muets pour toujours.

C'est pourquoi il faut saluer la parution du livre de Christophe JERRETIE, qui nous retrace comment, depuis l'origine, la gare d'Ussel et son quartier ont évolué ensemble. Détails historiques, anecdotes, cartes postales et photos anciennes émaillent cet ouvrage de 167 pages.

Important noeud ferroviaire situé au coeur d'une étoile de voies uniques longtemps exploitées par le PO, doté d'un dépôt ayant hébergé des machines légendaires, la gare d'Ussel fut aussi le point extrême de la trés longue rocade à voie métrique des Tramways de la Corrèze venant de Tulle.
Plus d'info / source : Editions Les Monédières, le Loubanel, 19260 Treignac. 2007. 15 €. Contacter l'auteur.
08/11/2007 Viaduc des Fades : la guerre de Cent Ans.
n° 305
Au nord du Puy de Dôme, le viaduc des Fades, rongé par l'indifférence autant que par la rouille, va-t-il mourir cent ans à peine après sa construction? C'est ce que veut éviter l'Association SIOULE ET PATRIMOINE, qui vient d'engager un long combat pour sauver de la ruine un ouvrage d'exception en passe de perdre ses derniers trains.

Photos : dans l'intimité du Géant. Christophe BENOIST.
8 juillet 2005
Plus d'info / source : Association SIOULE ET PATRIMOINE - Président : Robert COMBES.
07/11/2007 Du rêve à la réalité.
n° 304
Dans le Massif Central, un Téoz de plus, c'est quelques villes de moins qui ne sont plus desservies directement depuis Paris. Photo Jean REITZ, collection Antoine GERARDO.

Le rêve, ce sont les milliards promis au ferroviaire par le Grenelle de l'Environnement. A l'approche des municipales, les maires de toutes les préfectures vont pouvoir faire miroiter à leurs électeurs la création ou l'extension d'un réseau de tramway. Les édiles de Roanne et de Montluçon ont de leur côté tout de suite compris que la trés virtuelle ligne à grande vitesse en Y renversé Paris_Austerlitz - Clermont Ferrand / Lyon allait passer près de chez eux. Faire rêver, c'est taire qu'avec les milliards d'aujourd'hui, dans dix ou quinze ans, on ne parviendra plus à construire grand'chose, compte tenu de la croissance inévitable et accélérée du prix des matières premières.

La réalité, ce sont les nouvelles cassures apportées à la desserte du Massif Central par le nouveau service du 9 décembre 2007.

La réalité, c'est l'inévitable suspension du trafic sur les lignes Lapeyrouse - Volvic et Montluçon - Eygurande_Merlines, dont les installations, à bout de souffle, rendent désormais l'exploitation trop risquée, même à 10 km/h. La perspective nébuleuse d'une LGV Paris - Lyon par Clermont va offrir un prétexte inespéré pour freiner les travaux louables de modernisation entrepris ou envisagés sur la radiale Paris - Nevers - Clermont et la transversale Nantes - Lyon.

La réalité, c'est la poursuite de l'épuration des missions Grandes Lignes. Tandis que l'avènement du TGV dans le centre de la France est attendu avec la nouvelle relation Brive - Lille, les nouveaux roulements Téoz sont lourds de conséquences. A l'ouest, ils laisseront sur le quai les pelés de Souillac et les galeux de Gourdon, parmi d'autres. A l'est, les rames directes du Cévenol vers Marseille et de l'Aubrac vers Béziers passeront carrément à la trappe. Les voitures nocturnes hebdomadaires Paris - Carmaux vont être détournées par Rodez et le viaduc du Viaur : elles étaient les ultimes survivantes de l'exploitation de l'itinéraire historique Paris - Toulouse par Capdenac.

La réalité, c'est le remplacement du Corail Inter Cités Bordeaux - Lyon par un matériel perclus de retrofits, l'automoteur X 72500, qui n'arrivera probablement pas à faire oublier les défuntes Rames à Turbines à Gaz.

La réalité, ce sont les grêves à répétition qui vont gâcher la fête qu'aurait du être, pour la première fois en Région, la mise en oeuvre d'horaires cadencés au départ de Lyon et de Dijon.

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06/10/2007 Le Vivarais décapité!
n° 303
C'est ici, le long du Doux, en aval du Grand Pont de Saint Jean de Muzols, que vont être établies les nouvelles installations terminales du Chemin de Fer du Vivarais. Suivre les panneaux "Tchoutchouland". Cliché du 7 mars 1992.

Freycinet va encore se retourner dans sa tombe. Au nombre des lignes survivantes de son célèbre Plan de 1879, on compte quelques pépites, comme la liaison n° 151, de Tournon à la ligne de la Voulte à Yssingeaux, dont la section de Tournon à Lamastre est toujours exploitée à titre touristique par le Chemin de Fer du Vivarais. La voie métrique, les gares, les ouvrages d'art sont restés dans leur jus de 1891, et le matériel roulant, pour une grande part, est celui d'origine. Ici, l'authenticité a toujours été élevée au rang de religion.


Le Chemin de Fer du Vivarais souffre pourtant de deux tares rédhibitoires.

D'une part, sur la commune de Tournon, il utilise sur quelques hectomètres, au moyen de la dernière section à trois files de rail du Massif Central et probablement de France, la plate-forme de la ligne à voie normale de la rive droite du Rhône. A vrai dire, ce n'est plus un problème depuis la chute du trafic fret : les trains remorqués par des Mallet, sur le tronçon incriminé, sont devenus plus nombreux que les convois tirés par des BB 26000. Au moins le dimanche. Reste que le coût des sillons RFF est devenu totalement dissuasif.

Surtout, cette ligne unique parcourt un département, l'Ardèche, qui ne s'aime pas tel qu'il est. Son climat, son relief, ses paysages et son patrimoine à nul autre pareils en ont fait la terre d'élection de quelques randonneurs frugaux, ainsi que le refuge d'artistes mal peignés, d'intellectuels binoclards et d'idéalistes en tee-short. A cette élite contemplative et peu dépensière, s'ajoute l'été un quarteron de vacanciers néerlandais, qui, comme chacun sait, "apportent tout de chez eux dans le coffre de leur voiture". Au contraire, l'Ardèche doit attirer plus de touristes et leur faire dépenser davantage. Le salut passe donc par la multiplication des parcs à thème pour retenir la foule des gogos bouffeurs de gauffres et maximiser le panier moyen du visiteur. Bref, le Chemin de Fer du Vivarais doit être à l'Ardèche ce que le Big Thunder Mountain Railroad est à Disneyland : une attraction à péage et rien d'autre.

C'est dans cette optique que la Communauté de Communes du Tournonais vient de lancer une consultation de maîtrise d'oeuvre pour la réalisation, en lieu et place d'un camping en fin de vie à Saint Jean de Muzols, des installations tant techniques que commerciales - surtout commerciales - du Chemin de Fer du Vivarais. Le plan joint au dossier est sans appel : la ligne, amputée de ses 5 premiers kilomètres, va perdre toute connexion avec le grand réseau. Exit donc le tronçon à trois files de rails, exit aussi les voies et les bâtiments CFD de Tournon, qui laisseront avantageusement place à un rond-point, une résidence du sixième âge, une épicerie hard-discount et une station de lavage à haute-pression.

Alors l'Ardèche ressemblera à la France.

Plus d'info / source : Dossier de consultation à télécharger - Le Forum de Lyon en Lignes
14/09/2007 Vers une nouvelle gare à Lyon.
n° 302
La mise en service de la gare de Lyon_Part Dieu a eu pour conséquence l'abandon des gares de Lyon_Brotteaux et de Lyon_Saint Clair, ainsi que la suppression de la fameuse "gare de l'Est" vers Crémieu. On peut appeler cela du cannibalisme. A Lyon, la rive gauche du Rhône, qui ne comporte plus qu'une seule station de chemin de fer, va se remplumer un peu : le 21 septembre 2007, a été posée la première pierre d'une halte multimodale desservant la Place Jean Macé. Située entre les installations de Perrache et de la Guillotière, elle permettra, à partir de décembre 2009, d'intéressantes correspondances entre TER, métro B, tram T2, bus et vélo'v.

A gauche, le 12 août 2007, une rame Léa quitte la station Part Dieu_Villette en direction de Meyzieu, vers le fond. Cette image symbolise le Lyon du XXIème siècle.
Plus d'info / source : 
08/09/2007 Selon que vous serez puissant ou misérable...
n° 301

Autour du Massif Central, le chemin de fer montre son meilleur visage. Ici, dans le Rhône, entre Belleville et Villefranche sur Saône, la diversité des trains est totale : les convois de fret aux opérateurs déjà multiples croisent presque toutes les catégories de relations voyageurs : TER, TGV, Corail et Lunéa. De quoi masquer la crucifixion annoncée des wagons isolés et la disparition imminente des dernières voitures-lits du service intérieur. Photo Patrick GROS, 29 août 2007.

Au coeur du Massif Central, l'agonie de voies sciemment négligées depuis des dizaines d'années se poursuit inexorablement. Les quelques travaux entrepris à l'économie ici ou là (en Haute Loire ci-dessus), font figure de cautères sur une jambe de bois. Les indicateurs horaires de la SNCF, dernières preuves de l'existence et de l'exploitation de ces petites lignes, vont cesser de paraître à partir du service 2008. Invisibles sur sncf.com, ces liaisons vont devenir plus confidentielles encore : l'exécution de certaines d'entre elles se fera dés lors sans témoin, à l'heure où s'ébranleront sur les routes de France des véhicules routiers de 44 tonnes (voire plus avec les gigaliners), dont l'autorisation de circuler va constituer la mesure-phare du Grenelle de l'environnement. Photo Olivier CHAMBON, 19 août 2007.

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11/08/2007 Un mémoire de référence sur les chemins de fer touristiques.
n° 300
Ayant grandi dans le Cantal, Jean-Jacques MARCHI vient de soutenir un Mémoire de Mastère intitulé Les Chemins de Fer Touristiques entre Nostalgie et Innovation (1957 – 2007). Ce document de près de 200 pages fait une synthèse trés complète sur le sujet et dépasse de fort loin toutes les brochures déjà parues qui se contentent d'être de petits guides sur les petits trains. Certains thèmes abordés ont rarement fait l'objet de rapports écrits et chaque chapitre va au fond des choses en mettant en lumière sans tabou et dans la durée tous les aspects de la vie souvent compliquée d'un chemin de fer touristique. Des classifications méticuleuses aident l'amateur à mettre de l'ordre dans ses connaissances.

Cette vue d'une Mallet s'apprêtant à enfumer l'ancien pont-cage sur le Doux, près de Tournon (Ardèche), symbolise la trés difficile cohabitation de la voie des Chemins de Fer du Vivarais avec celles du réseau principal. Cliché Jean-Louis POGGI. Collection Dieudonné Michel COSTES. 15 avril 1978.
Plus d'info / source : Contacter Jean-Jacques MARCHI.
04/08/2007 Un diaporama hors du commun.
n° 299
Le 24 juin 2007, la 141 R 420 remorquait un train spécial entre Clermont Ferrand et Murat, en Auvergne. Daniel Laugier était au nombre des participants et a porté un regard d'artiste sur tout ce que ce voyage pouvait lui montrer. Il a su voir ce que nous ne voyons pas toujours et comme nous le voyons rarement. La machine, les hommes, les voies, les gares, l'eau, la pierre, l'horizon sont ainsi magnifiés et parlent à notre âme. Voilà une somme d'observations qu'il n'est pas donné à tout le monde de transformer en impressions.
Plus d'info / source : Télécharger le diaporama, puis le décompresser.
01/08/2007 Concession de la LGV Tours-Bordeaux.
n° 298


Préfiguration des chantiers de la future LGV "Sud Europe Atlantique", les travaux du nouveau pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux, lancés le 13 avril 2006 par un Ministre des Transports dont plus personne ne se souvient du nom et réalisés par le Groupe Eiffage, sont désormais bien avancés. Le tablier à quatre voies est en cours de lancement en aval de l'antique "Passerelle". Photo Christophe BENOIST. 09 juillet 2007

Par un curieux revirement de l'histoire, la construction de liaisons ferrées nouvelles en France revient à un système proche des concessions du XIXème siècle : le fameux "PPP" ou Partenariat Public Privé. Les soumissionnaires sont à présent connus, et c'est dans les bureaux d'études de Bouygues, Eiffage et Vinci que l'on va faire progresser l'encerclement du Massif Central par des lignes à grande vitesse, conduisant peu à peu à sa marginalisation définitive. La convention de concession pourrait être signée avec RFF au second semestre 2008.
Plus d'info / source : Le Moniteur.
18/07/2007 Réouverture du tronçon Saint Chély d'Apcher - Neussargues.
n° 297
          
Le 18 juillet 2007, à 14h 14, l'Aubrac pair Béziers - Paris étrenne le tronçon "réparé" : il émerge du tunnel du Col de Mallet, quelques kilomètres avant Neussargues. Cliché Romain DAVID          A 16h 35, toujours tracté par la BB 508622, l'Aubrac impair du même jour arrive ici à Marvejols (Lozère). Au nombre de cinq en ce plein été, les voitures directes entre la Capitale et les Grands Causses font un baroud d'honneur de quelques mois. Cliché Cyril PORTEFAIX.

La réouverture à l'exploitation du tronçon Saint Chély d'Apcher (Lozère) - Neussargues (Cantal) est effective depuis le mercredi 18 juillet 2007, au terme de plus de quatre mois de travaux. Emblème de la ligne des Causses, le Corail "Aubrac" relie à nouveau sans changement Paris à Béziers et vice-versa. Il s'agit pourtant du chant du cygne de cette relation directe qui ne survivra pas au Service Annuel 2008. Une rame tractée classée Grandes Lignes assurerait à Clermont Ferrand la correspondance de et pour Béziers du Téoz de Paris. Il en irait de même pour la relation Paris - Marseille assurée par le Cévenol. Le train de fret Mittal-Arcelor a également repris ses rotations.

Cette photo d'un train de travaux, prise à Roffiac (Cantal) le 29 mai 2007, apparaît déjà comme une image d'archives. Elle préfigure néanmoins les travaux que RFF a prévu d'engager sur la ligne des Causses en 2008, 2009 et 2010, afin que la vitesse n'y soit nulle part inférieure à... 50 km/h! Cliché Jean-Michel BISCARAT.
Plus d'info / source : 
10/07/2007 Voyagez plus vite entre Clermont et Paris.
n° 296
RFF vient de faire paraître une petite brochure de 16 pages, consacrée à la modernisation de la ligne Clermont Ferrand - Nevers - Paris. Tirée à 10.000 exemplaires, elle explique, photos, cartes et schémas à l'appui, les tenants et les aboutissants des travaux entrepris depuis 2004 pour porter la vitesse maximale autorisée sur certains tronçons à 200 km/h et permettre fin 2008 aux meilleurs trains d'assurer la liaison avec la capitale en moins de 3 h. Deux nouvelles tranches de travaux pourraient suivre de 2009 à 2013, fin de l'actuel Contrat de Projet.
Plus d'info / source : Réseau Ferré de France. 78 rue de la Villette 69425 LYON cedex 03. 04 72 84 65 70.
08/07/2007 Un nouveau viaduc sur la ligne des Causses.
n° 294
Un nouveau viaduc au-dessus de la ligne des Causses, devrions-nous écrire. Trois ans après l'achèvement du viaduc de Millau (Aveyron) faisant survoler la vallée du Tarn à l'autoroute A 75, le viaduc de la Colagne, long de 663 m, a pris sa forme définitive et est devenu un élément incontournable du paysage accidenté de la commune du Monastier Pin Moriès (Lozère). Il supporte le premier maillon de la section gévaudanaise de l'autoroute A 88 en direction de Mende et de Langogne.

Sur la photo de droite, prise le 4 juillet 2007, le pont ferroviaire des Ajustons, sur la ligne des Causses, franchit lui aussi la Colagne, mais 100 mètres plus bas que son cadet en béton, vu ici en direction du nord. Cliché JMP Gévaudan Modélisme.
Plus d'info / source : Aménagement de la RN 88
07/07/2007 Un ancien viaduc sur la ligne des Causses.
n° 295
Les éditions la Vie du Rail annonce la disponibilité d'un ouvrage intitulé "Le Viaduc de Garabit. Un géant d'un autre temps". Ce livre de 128 pages paraît au moment même où l'utilisation ferroviaire de cet édifice unique est menacée par ses coûts d'entretien et la vétusté des sections encadrantes. L'année 2007 aura été marquée par plusieurs mois d'interruption du service et la suppression annoncée du dernier train Grandes Lignes joignant Paris à Béziers via Clermont Ferrand : l'Aubrac.
Plus d'info / source : La Vie du Rail
02/07/2007 Midi-Pyrénées 2007-2013
n° 293
          
Le 21 mai 2007, un A TER assurant une navette entre Millau et Rodez s'élève au dessus du Tarn à Compeyre. Les travaux de remise à niveau de l'infrastructure envisagés dans les prochaines années ignorent cette relation, plus menacée que jamais.Dernier train Grandes Lignes à desservir l'Aveyron, le Corail Lunea Paris - Rodez arrive à destination le 23 juin 2007 en début de matinée. Ses jours - ou plutôt ses nuits - sont probablement comptés. Cliché Cyril PORTEFAIX.

Le volet Transport du Contrat de Projet Midi-Pyrénées, qui se monte à 359,5 M€, a été complété par un plan régional de 500 M€ visant spécifiquement à régénérer le réseau secondaire. C'est assurément une première en France. Il n'est pas sûr, pourtant, qu'elle fasse école et que les sommes allouées suffisent à résoudre tous les problèmes.

En ce qui concerne le Massif Central, des opérations intéressantes devraient concerner les lignes du "Quart Nord-Est Toulousain", parmi lesquelles :

  • Doublement de la voie entre Toulouse et Montrabé (8 km) : l'itinéraire historique du PO Brive - Toulouse par Capdenac (249 km) va ainsi compter un second tronçon à double voie, après Figeac - Capdenac (5,7 km)!
  • Installation du BAPR (Block Automatique à Permissivité Restreinte) entre Tessonnières et Carmaux.
  • Régénération de Carmaux - Naucelle avec création d'un point de croisement à Tanus .
  • Régénération de Figeac - Bagnac sur Célé en direction d'Aurillac.


  • Par contre, silence radio pour les au-delà de Castres (vers Mazamet), de Rodez (vers Millau, mais aussi Capdenac) et de Figeac (vers Saint Denis près Martel).

    Plus d'info / source : Contrat de projet Etat - Région Midi Pyrénées 2007-2013 Partie 1 Partie 2 - Lettre de Réseau Ferré de France n° 6 - Le programme régional complémentaire - Le "Plan Rail" Midi Pyrénées
    30/06/2007 Doubles-tractions sur les transversales.
    n° 292
    Avec l'effacement progressif des rames tractées voyageurs au profit de convois automoteurs sur les lignes transversales du Massif Central, disparaît peu à peu la possibilité de rencontrer des engins moteurs en unités multiples. Sur les sections abandonnées par le fret, il ne reste plus que les trains de l'infra pour offrir aux amateurs du genre le spectacle d'une double, triple, voire quadruple traction. Exemples :
               
    Le 20 juin 2007, un train désherbeur remorqué par deux BB 66000 remonte la vallée du Lot en direction de Mende sur le Translozérien. Il laisse derrière lui les buttes caractéristiques de Cénaret et de Chastel Viel qui ferment au couchant le petit bassin de Barjac. Cliché Cyril PORTEFAIX.Les travaux de RVB entrepris entre Pérols et Meymac nécessitent d'importantes quantités de ballast issu des carrières de Cusset, près de Vichy. Pour les amener à pied d'oeuvre, il est fait appel à des A1A A1A 68500 : deux en tête et une en pousse. Jusqu'à présent, ces engins n'avaient guère eu l'occasion d'avoir le Puy de Sancy pour horizon. On voit ici les 68531 et 520 en relais à Clermont Ferrand le 7 juin 2007. Cliché Dzimi MADJAR.
    Plus d'info / source : 
    29/06/2007 Causses rouges.
    n° 291
    Il existe, dans le sud du Massif Central, une douzaine de causses dénommés, répartis en deux groupes : les Grands Causses et les Causses du Quercy. La ligne des Causses traverse ou approche la plupart des Grands Causses, parmi lesquels le Causse Rouge, au nord-ouest de Millau. Du fait de fréquentes pluies d'orage, le Causse Rouge a déteint sur le matériel TER régional. Qu'on en juge :
    Tandis qu'au nord de la ligne des Causses, les travaux de remise en état de la voie se poursuivent activement, même le dimanche, c'est un AGC quadricaisse qui, ce 20 juin 2007, assure l'Aubrac entre Saint Chély d'Apcher et Béziers. Il traverse ici le viaduc de Sénouard, en vue de Marvejols (Lozère).      Le 23 juin 2007, au sud du Monastier (Lozère), un W Marvejols - Mende franchit le Lot sur le viaduc de la Bohémienne.
    Plus d'info / source : Photos Cyril PORTEFAIX.
    20/06/2007 Vive les forums!
    n° 290
    Dans les années 1970, des milliers de kilomètres de lignes ont été fermées en France dans une semi-clandestinité, à tel point que plus personne ne sait quand a circulé le dernier train sur certaines sections : les dessertes se faisaient à la demande et les écarts entre le passage des convois se sont creusés jusqu'au jour où, sans qu'on y prenne garde, plus rien n'a circulé. Quelques bénédictins, qui préféraient à la lecture de Jours de France celle du Journal Officiel, ont heureusement relevé les dates de déclassement.

    De nos jours, une telle situation ne peut plus se produire : grâce aux forums sur Internet, on a su avant l'heure que le trafic sur Saint Chély - Neussargues et Bayonne - Saint Jean Pied de Port allait être incessamment suspendu. Grâce aux forums, on vient aussi d'apprendre que RFF ne disposera pas en
    2007 de tous les crédits voulus et que les travaux prévus sur l'étoile de Veynes (Hautes Alpes) étaient compromis, parmi d'autres.

    Les participants à ces forums sont des passionnés, des professionnels du rail et parfois les deux à la fois : les observations des uns rejoignent les informations des autres. Le problème est qu'il y a trop de forums et qu'il n'est pas possible d'en consulter régulièrement plus de quelques-uns, compte tenu du temps et de l'attention que cela demande. Alors, en fonction de ses centres d'intérêt, il faut opérer une sélection et, selon le dynamisme des forums retenus, se donner une fréquence de consultation. En ce qui concerne le Massif Central, les deux forums ci-dessous lui consacrent des rubriques spécialisées.


    Trains du MIDI et du POForum des trains des Alpes du Sud

    Certains forums ou blogs vont désormais plus loin : ils donnent la paroles aux clients du rail et mobilisent des groupes de pression. Ainsi les usagers du RER D ou bien ceux des Intercités hauts-normands expriment-ils leur ras le bol en racontant leur galère quotidienne face à la dégradation croissante de la qualité du service. Peut-être que leurs coups de gueule seront entendus comme des cris d'alarme et éviteront que le chaos ferroviaire ne s'installe en Ile de France et ailleurs.

    Les comités de ligne existant dans le Massif Central auraient ainsi tout intérêt à créer leur propre tribune.
    Plus d'info / source : Soutien Associatif des Usagers Révoltés - Chronique des voyages Le Havre - Rouen - Paris
    16/06/2007 Un tramway à Privas (Ardèche).
    n° 289
    Les touristes nordiques, qui débarqueraient dans la préfecture de l'Ardèche par le chemin du Mézayon et tomberaient sur le panneau photographié à droite, pourraient croire qu'ils viennent de toucher une capitale de l'intermodalité. Ils auraient beau faire quatre fois le tour du parking : point de rame Citadis tintinnabulant en vue.

    C'est que cette aire de stationnement surplombe l'emplacement du dépôt d'un tramway à vapeur qui n'a circulé que de
    1910 à 1914. Les trains de voyageurs desservant la gare du PLM ne survivront pas à l'avènement de la SNCF et disparaîtront dés 1938. La fin du XXème siècle verra progressivement les trains de toute nature cesser de parcourir les profondeurs du Vivarais. On peut se demander si les élus locaux d'hier étaient vraiment des visionnaires éclairés doués de toutes leurs facultés, quand on sait que l'hôpital psychiatrique de Privas est depuis longtemps le plus gros employeur du département.

    L'antenne de Privas, qui comme celle de Grasse (Alpes Maritimes), butte sur un arrière pays montagneux et désertique, n'est pas près de connaître le renouveau de cette dernière. Le Pouzin n'est pas Cannes et la rive droite du Rhône n'aligne pas ici une suite de palaces mais un chapelet de cimenteries encadrant une centrale nucléaire.
    Ce samedi-là, les 113 places du parking du tram sont restées désespérément vides, tandis que les rues pas vraiment piétonnes du centre-ville apparaissaient bien calmes. Au même moment, à quelques kilomètres au sud de la cité du marron glacé, les zones commerciales, en partie établies sur le tracé de l'ancienne voie ferrée, connaissaient la cohue habituelle des fins de semaine.
    Plus d'info / source : 
    13/06/2007 Que deviennent les X 2800?
    n° 288
    Livrés à 119 exemplaires à partir de juin 1957, la série des autorails X 2800, qui peut désormais se prévaloir d'un demi-siècle de bons et loyaux services sur les rails du Massif Central et d'ailleurs, compte encore 35 unités opérationnelles. Le tableau ci-contre fait le point sur les quinquas encore susceptibles de faire entendre ici où là leur fameux moteur MGO.

    A gauche, un Bleu d'Auvergne en terre limousine à Evaux les Bains (Creuse) le 7 mai 2005. Cliché Olivier CHAMBON.
    SNCF Lyon 18 unités  
    SNCF Limoges 11 unités  
    SNCF Dijon 4 unités  
    Veolia Transport Carhaix X 2882 hors service
    Agrivap Ambert X 2856  
    CFHA Bort les Orgues X 2908  
    L'Autorail Creusois Guéret 1 unité en projet
    Cité du Train Mulhouse X 2804 en projet
    Plus d'info / source : La Vie du Rail Magazine, n° 3107, 13 juin 2007, page 40, 1 photo.
    10/06/2007 Auvergne 2007 - 2013.
    n° 287
    Non délocalisables, pas totalement mécanisables, gourmands en énergie et en matériaux, nécessitant une main d'oeuvre spécialisée et un matériel spécifique, les travaux de pose, de renouvellement et de maintenance des voies ferrées sont appelés à coûter toujours plus chers et donc à se raréfier au fil des ans. On voit à gauche le train de substitution "Renovatio" de l'entreprise ETF en opération à Ménétrol, au sud de Riom (Puy de Dôme), le 6 juin 2007 : un RVB à plus de 25 M€.

    Le volet ferroviaire du Contrat de projets Etat-Région 2007-2013 pour l'Auvergne est incontestablement sonnant et trébuchant : 237 M€. On peut tenter d'y lire l'avenir pour trois types de relations régionales :

    1. Celles bénéficiant de promesses de financement pour des travaux d'amélioration ou de sauvetage (exemples : Clermont - Aurillac et Clermont - le Puy).
    2. Celles devant faire l'objet d'études préliminaires pour le maintien de l'exploitation : on frise déjà le voeu pieu (exemples : Clermont - Gannat - Montluçon ou Aurillac - Brive).
    3. Celles qui sont passées sous silence. Il s'agit d'une part des sections interrégionales à l'ouest de Moulins (vers Paray le Monial) et de Thiers (vers Saint Etienne), ainsi qu'au sud de Saint Georges d'Aurac (ligne des Cévennes) et de Neussargues (ligne des Causses). Il s'agit surtout des anciennes lignes PO à l'ouest de la métropole auvergnate, au delà de Durtol_Nohanent, en direction de Volvic, Lapeyrouse, Laqueuille, le Mont Dore et Eygurande_Merlines. Les 2,8 M€ devant être injectés par RFF sur Laqueuille - Volvic en 2007 pour lever les ralentissements seront-ils suffisants pour sauver le trafic des eaux minérales? Empêcheront-ils la moitié occidentale du département du Puy de Dôme de se trouver intégrée à l'un des plus grands déserts ferroviaires français?.

    Tous ces crédits ne parviendront pas à rattraper le temps perdu depuis trente ans dans la course contre la vétusté du réseau. Malheureusement, le mal qui touche l'infrastructure semble désormais toucher le matériel moteur : à en juger par le nombre des trains supprimés pour des raisons techniques, on peut se demander si la gestion et la maintenance des autorails et des locomotives ne se font pas aussi à l'économie. D'ailleurs le torchon brûle entre l'exploitant et la Région Auvergne, dont le Président, René Souchon, déclarait avant les élections :

    "La SNCF fait aujourd'hui de l'argent sur le dos de la Région. Cette année, la facture de la SNCF nous coûtera 3,5 millions d'euros de plus, sans aucun service supplémentaire! Aussi, je compte interpeller le prochain ministre des Transports, recruter un consultant, éplucher les conventions passées avec la SNCF et faire en sorte qu'on cesse de se faire tondre!"

    Si les Régions se retrouvent financièrement aux abois en tant qu'autorités organisatrices des transports, les Conseils Généraux, qui viennent d'hériter de la plupart des routes nationales, risquent de leur côté de ne plus pouvoir joindre les deux bouts quant à l'entretien dans les règles de l'art des réseaux départementaux étendus. Les nids de poule vont rapidement proliférer sur des voies redevenues à viabilité incertaine, qu'il sera plus confortable de parcourir à pied, à cheval ou à VTT!

    A droite, un train de contrôle de la géométrie des voies, en tournée sur la ligne agonisante de Lapeyrouse à Volvic (Puy de Dôme), franchit le viaduc des Fades le 14 mai 2007. La BB 66027 remorque la voiture Mauzin n° 214, issue de la transformation d'un véhicule PO, qui roule ici sur une section de son réseau d'origine dont la plupart des équipements sont garantis d'époque. L'allure et la vitesse de corbillard de ce matériel d'inspection ne présagent rien de bon : qu'un enregistreur s'emballe et la messe sera dite.
    Plus d'info / source : Photos Jean-Pierre FRANCON - Contrat de projets Etat-Région Auvergne 2007 - 2013 - Concentration dans le secteur de la pose et de la maintenance de voies ferrées - Journal ETF
    02/06/2007 Redécouvrir le Cami Ferrat.
    n° 285
    En hommage à ses prédécesseurs muletiers, le Cami Ferrat pourrait être le nom donné à cet itinéraire occitan qui, du Tarn à l'Aveyron et de l'Aveyron au Gard, devait mener le rail d'Albi à Nîmes, à travers les régions les plus âpres du sud du Massif Central. Cette relation, qui fut à deux doigts de voir le jour dans sa totalité, est en fait composée de trois sections parfaitement typées. D'ouest en est, on distingue :
    1. La ligne des Rougiers, 95 km d'Albi à Tournemire. Les trains ne circulèrent qu'à ses extrémités. Au milieu, entre Saint Juéry et Saint Affrique, le long des vallées du Tarn et du Dourdou, l'Etat livra en 1932 l'infrastructure à la Compagnie du Midi qui ne posa jamais les rails!


    2. La ligne des Templiers, 62 km de Tournemire au Vigan. 14 viaducs, 37 tunnels et des milliers de m2 de murs de soutènement furent nécessaires pour venir à bout des contreforts occidentaux et orientaux du Causse du Larzac.


    3. La ligne des Asphodèles, 93 km du Vigan à Nîmes. Ici, c'est le PLM qui menait les trains du piémont cévenol au bassin allongé de la Vaunage.
    De nos jours, la voie ne subsiste plus qu'entre Tournemire et l'Hospitalet, et encore s'agit-il de celle reposée par l'Armée à l'époque où l'on projetait d'étendre le camp du Larzac. Par contre, les ouvrages d'art majeurs sont restés en place et, tels les grains d'un chapelet propice au pélerinage ferroviaire, permettent de suivre et d'admirer, le long d'une plate-forme souvent préservée en pleine nature, cette réalisation hors pair qui s'est jouée du relief et des grands espaces.

    Le Cami Ferrat était exempt de rebroussement, ce qui est exceptionnel pour un parcours non radial. Surtout, il desservait méthodiquement le désert français, honorant de ses gares à meneaux des petits centres au nom exotique comme Saint Affrique ou à l'appellation d'origine contrôlée comme Roquefort. Au fil des stations, il permettait aux voyageurs gardois de s'habiller : bas au Vigan (Weil), chaussures de sécurité à Saint Hippolyte du Fort (Jallatte), sous-vêtements à Sauve (Cacharel) et enfin terre de Sommières pour détacher le tout.

    Cette Transversale du Vide, ainsi que son homologue plus méridionale et guère mieux lotie Montauban - Montpellier, souffrent d'un déficit de notoriété. Quel éditeur audacieux saura réunir l'érudit sentencieux et le photographe talentueux capables de réaliser un beau livre propre à nous faire rêver à ces trains de l'éphémère et de la démesure.


    Avant de tremper sa plume dans l'encrier, l'auteur retenu devra éclaircir un mystère. En effet, la plupart des têtes des tunnels de la Compagnie du Midi s'ornent de chiffres cabalistiques, comme on peut le voir ci-contre. Quel est le Champollion des pieds-droits qui nous donnera la clé de ces hiéroglyphes ferroviaires?

    Plus d'info / source : Cliché Jean-Marc CHAILLET, 2007.
    01/06/2007 L'énigme des voitures d'Alès résolue.
    n° 284
    La photo de la semaine du 29 avril 2007 montrait deux voitures à voyageurs en souffrance sur une voie du faisceau de la gare d'Alès. Nous nous demandions alors d'où elles venaient et à qui elles étaient destinées.

    Trés vite, des correspondants bien informés nous ont précisé l'origine du matériel : il provient de Suisse, plus précisément du réseau des Transports Publics Fribourgeois.

    C'est sur un forum que nous avons appris ensuite leur destination : un train touristique en gestation dans la région de Bessèges (Gard).

    Ci-contre : à Saint Florent sur Auzonnet, la voie sur laquelle pourrait évoluer le futur train touristique. Photo du 5 février 2006.
    Plus d'info / source : Pour voir les voitures sans tag : cliquez sur Personenwagen sous tpf Normalspur - Le Forum - L'Asso - Archives des photos de la semaine - La photo du cartouche est signée Cyril PORTEFAIX.
    31/05/2007 Pour un moratoire sur les délaissés ferroviaires.
    n° 283
    L'Etat, on le sait, ne contraint pas RFF à entretenir les voies ferrées secondaires, mais il le pousse à vendre les terrains sans utilité apparente, souvent bien placés au coeur ou à la périphérie des villes. C'est ainsi que 2 900 km de voies de service devraient être prochainement déclassées en France.

    Le nouveau gouvernement, qui se veut un parangon en matière d'écologie, de développement et d'aménagement durables, va-t-il laisser livrer aux bétonneurs ces surfaces que ne retrouvera jamais le chemin de fer, que tous les discours pourtant s'accordent à considérer comme le moyen de transport motorisé le moins nocif pour l'environnement?


    Ci-contre : les remises de Brioude (Haute Loire) en 2005.
    Plus d'info / source : La Vie du Rail n° 3103 du 16 mai 2007, page 3.
    30/05/2007 Saint Chély - Neussargues : les travaux ont commencé.
    n° 282

    Alors qu'en raison de la vétusté de la voie, tout trafic ferroviaire est suspendu depuis le
    11 mars 2007 au nord de Saint Chély d'Apcher (Lozère) sur la ligne Béziers - Neussargues, les travaux de remise en état viennent de démarrer comme prévu.

    Sur la photo ci-dessus, on voit les futurs équipements (rails et traverses) en attente de mise en place sous le pont de Savignac, au sud de Talizat. Pendant quelques semaines, les hommes et le matériel de l'entreprise Vecchietti vont redonner vie à cette voie unique laissée pour morte voici peu. L'avenir de la ligne à moyen et long termes n'en est pas pour autant clarifié.

    Plus d'info / source : Clichés Romain DAVID.
    29/05/2007 Détournements en Limagne.
    n° 286


    Le 29 mai 2007, le Corail Téoz impair 5971 Paris - Clermont Ferrand passe à Poëzat, au sud de Gannat (Allier). Il touchera la préfecture auvergnate avec seulement 16 minutes de retard sur l'horaire normal via Vichy. On notera la variété des matériels et des couleurs.

    Un des plus importants RVB de France se déroule actuellement entre Riom et Clermont Ferrand (Puy de Dôme), pour un montant de 25,25 M€. Réalisé selon la technique de la suite rapide, il a entraîné l'interception de la voie impaire du 29 mai au 6 juin. . Le plan des voies de la gare de Riom ne permettant pas un report de la voie impaire vers la voie paire pour les convois en provenance de Saint Germain des Fossés via Vichy, force a été de détourner ces derniers via Gannat pour profiter d'une jonction convenable.

    Des relations Paris - Clermont Ferrand via Gannat, ce n'est pas une nouveauté, puisque cet itinéraire fut systématiquement emprunté par tous les trains du PLM jusqu'en
    1931, année de la mise en service du shunt de Randan. La section Gannat - Riom, au profil plus facile, resta alors l'apanage des convois de marchandises, avant que sa mise à voie unique puis l'électrification de l'itinéraire alternatif lui fassent perdre peu à peu son intérêt.

    Ce genre de détournement à bon compte est devenu un événement exceptionnel, pour diverses raisons :

  • le réseau ferré national a été largement démantelé, ce qui a rayé de la carte bien des itinéraires complémentaires potentiels,
  • la vétusté des installations des lignes secondaires subsistantes et leurs contraintes d'exploitation rendent peu envisageable leur utilisation, même à titre de secours,
  • la non-électrification des itinéraires de détournement oblige à faire appel à des moyens de traction autonomes qui se raréfient avec les années,
  • enfin et surtout, les entreprises ferroviaires n'ont plus envie de s'embêter avec des solutions compliquées et chères : elles ferment carrément la section le temps des travaux. Au mieux, il est fait appel à des autocars de substitution, au pire les voyageurs sont sèchement invités à différer leur voyage.
  • Plus d'info / source : Photo Jean-Pierre FRANCON.
    28/05/2007 Lyon - Bordeaux en X 72500?
    n° 280

    Le 26 avril 2007, à Magnet (Allier), le "Corail" Lyon - Bordeaux ralentit pour emprunter en douceur le raccordement de Saint Germain des Fossés.
    Dans sa dernière livraison, le magazine Rail Passion laisse entendre que la relation Lyon - Bordeaux via Montluçon, actuellement assurée par une rame tractée contrainte à trois rebroussements à Gannat, à Saint Sulpice Laurière et à Périgueux, pourrait être reprise, à compter du service 2008, par des automoteurs X 72500 : un élément tricaisse effectuerait l'ensemble du parcours et serait renforcé, à l'ouest de Périgueux, par un élément bi-caisse.

    Ce serait alors le plus long parcours effectué par un engin de cette série et le second, après Paris - Granville, à afficher le label Corail Intercités.

    En théorie, l'horaire devrait être retendu, mais qu'en sera-t-il en pratique, compte tenu de la fiabilité calamiteuse de ce matériel?
    Plus d'info / source : Rail Passion n° 116 juin 2007 page 26. Photo Olivier CHAMBON.
    17/05/2007 Sauve... garde.
    n° 281
    Sans attendre leur hypothétique transformation en Voie Verte par le Conseil Général du Gard, plusieurs centaines de mètres de la plate-forme de l'ancienne ligne du Vigan à Nîmes ont été restaurés par la Ville de Sauve. Celle-ci rappelle sur des panneaux qu'elle "a financé ces travaux provisoires sur l'ancienne voie ferrée afin de sécuriser les promeneurs désirant se rendre au Village et qui empruntent le bord de la Route Départementale avec son trés important trafic et ses vitesses excessives" et que "ce parcours est strictement interdit aux engins à moteur".

    Merci, Monsieur le Maire!
    Plus d'info / source : 
    13/05/2007 Allier : sauvetage de la gare d'Arpheuilles Saint Priest.
    n° 278
    La commune d'Arpheuilles Saint Priest, qui s'étend aux confins du Pays des Combrailles, fut jadis desservie depuis Commentry par une antenne à voie métrique des chemins de fer économiques du département de l'Allier. Ayant perdu leur vocation ferroviaire dés 1932, le BV et ses annexes étaient à l'abandon depuis les années 1970.

    La gare d'Arpheuilles Saint Priest vient tout récemment d'être rachetée par des gens du village, dont l'objectif est de la sauvegarder. Sur la photo ci-contre, prise le
    13 mai 2007 par Antoine GERARDO, on peut constater que le nettoyage des abords a déjà commencé.

    L'arrondissement de Montluçon se révèle ainsi un bon élève de la mise en valeur du patrimoine ferroviaire, qu'il s'agisse de bâtiments fonctionnels, comme à Commentry, ou qui ont perdu leur destination première, comme à Néris les Bains ou à Marcillat en Combraille.
    Allier - Arpheuilles - Saint Priest - Gare
    Plus d'info / source : La gare en 2005.
    12/05/2007 Revoir Montluçon - Gouttières.
    n° 277
    Depuis quelques mois, l'histoire de Néris les Bains (Allier) a son blog. Une rubrique Cartes Postales Anciennes fait largement honneur au chemin de fer. On y trouve notamment le cliché ci-contre, qui démontre à quel point certains ouvrages d'art ferroviaires peuvent ennoblir un paysage.

    On observe successivement, d'avant en arrière, les viaducs de Pérassier (9 arches), des Arcades (13 arches) et de Néris les Bains (7 arches), tous parcourables de nos jours à pied ou à vélo.

    La végétation et l'extension urbaine interdisent désormais de reproduire une telle vue.
    Plus d'info / source : Histoire de Néris les Bains
    11/05/2007 Annonce : gare du Saut du Loup.
    n° 279
    La gare du Saut du Loup se situe dans le sud du Puy de Dôme, entre Issoire et Arvant, sur la grande ligne de Saint Germain des Fossés à Nîmes. Un modéliste désireux de la reproduire au temps de la vapeur recherche des documents d'époque : photos, plans de voie, etc... D'avance merci.
    Plus d'info / source : Contact : Cedricad@aol.com
    11/05/2007 Limousin 2007 - 2013.
    n° 276
    Creuse - Saint Sébastien - Gare
    Comme quelques autres de la Région Limousin, la gare de Saint Sébastien (Creuse) est dans le collimateur de VFE, dont l'objectif inavoué est, à terme, de ne pas desservir plus de 300 gares en France et en Europe, uniquement au moyen de rames à grande vitesse.
    Cliché Patrick LANDEAU.

    Vouloir estimer la pérennité d'un réseau ferroviaire nécessite de pouvoir comptabiliser les investissements qui lui sont consacrés. A ce titre, les CPER (Contrats de Projet Etat - Région) pourraient être de bons outils. Malheureusement, pour d'évidentes raisons financières, l'Etat n'honore pas toujours ses engagements et certains travaux plannifiés passent à la trappe entre le début et la fin du Projet. La valeur de ces documents est donc tout au plus indicative.

    Quand, par dessus le marché, le Contrat de Projet est peu précis, comme c'est le cas de celui du Limousin pour la période 2007-2013, il est difficile d'imaginer de quelles améliorations pourront se prévaloir les infrastructures ferroviaires de la région d'ici 6 ans, d'autant plus qu'une bonne partie du budget est consacrée aux études relatives à la LGV Poitiers - Limoges. Plus que jamais, les trains du Transport Public ont du souci à se faire en Creuse, en Haute-Vienne et en Corrèze.

    Il faut donc vivre au jour le jour et espèrer, par exemple, que la régénération d'environ 8 km de voie, prévue pour cette fin de printemps entre Pérols et Meymac (Corrèze), sera menée à son terme. A cette occasion, la gare-bois inutilisée de Bugeat-Viam va se reconvertir provisoirement en base-travaux.
    Plus d'info / source : CPER Limousin - Comité de Défense de la gare de Saint Sébastien - Gare-bois de Bugeat_Viam - Travaux ligne Limoges - Ussel
    08/05/2007 Saint Chély - Neussargues : le point.
    n° 275
    RFF semble avoir fait sienne la devise du PLM : Prudence, Lenteur et Modération. Entre Truyère et Allagnon, les choses avancent doucement. Quelques mouvements de draisine et d'Unimog animent la ligne. Des wagons tombereaux stationnent à Neussargues et tiennent compagnie à la rame de l'Aubrac, inactive entre deux tournées. A Talizat, une longue dune de ballast approvisionné par camion barre l'horizon de la Planèze. A Saint Flour, on stocke des pièces :
    Cantal - Saint Flour_Chaudes Aigues - Equipement

    Les attaches Nabla du XXIème siècle vont-elles avoir raison des coussinets du XIXème?
    Cliché Olivier CHAMBON, le 26 avril 2007
    Les travaux devraient être entrepris à compter du 25 mai par l'entreprise Vecchietti, filiale de Seco-Rail, division ferroviaire de Colas, elle-même filiale de Bouygues, qui vient aussi de conquérir l'Elysée. Entre Loubaresse et Talizat, trois ponts-rails verront leur tablier remplacé, un RVB sera opéré sur la section la plus décatie, tandis qu'ailleurs on se contentera de substitutions de traverses. La ligne des Causses pourrait retrouver sa continuité fin juillet.

    De son côté, la rame Arcelor bloquée depuis deux mois à Saint Chély d'Apcher a finalement été évacuée par la voie du sud. On la voit ci-dessous franchissant le viaduc de la Rimeize le
    5 mai 2007 :
    Lozère - Rimeize - Viaduc

    Cliché Cyril PORTEFAIX.
    Plus d'info / source : Les amateurs de génie ferroviaire trouveront sur le site internet de la société Vecchietti un forum évoquant le matériel de travaux et l'actualité des chantiers.
    21/04/2007 Déclassement de la ligne de Richelieu (Indre et Loir).
    n° 274
    Il importe de signaler le déclassement de la ligne d'intérêt local à voie normale de Ligré_Rivière à Richelieu, d'une part parce que l'on ne déclasse plus tous les jours des lignes d'intérêt local, d'autre part parce que cette ligne avait été exploitée en dernier ressort par l'Association des Trains à Vapeur de Touraine (TVT) qui, outre des circulations touristiques, assura des prestations de traction pour le compte de la SNCF.
    Plus d'info / source : Décret - Quelques dates
    21/04/2007 Les 150 ans de la gare de Lyon_Perrache (Rhône).
    n° 272
    Rhône - Lyon_Perrache - Gare

    La gare de Lyon_Perrache "1", visible ici, fut précédée sur la presqu'île, entre Rhône et Saône, par la gare de Lyon_Perrache "2", située un peu plus au sud et terminus, depuis 1832, de la ligne de Saint Etienne. Photo Romain DAVID, 15/01/2006.

    La gare de Perrache est née de la jonction, à Lyon, de trois lignes concédées à l'origine à des compagnies différentes : la compagnie de la Méditerranée, celle de Paris à Lyon, et le Syndicat du Bourbonnais. Les ultimes sections furent ouvertes :
  • le 10 octobre 1856, depuis Lyon_Guillotière, après achèvement du viaduc sur le Rhône,
  • le 10 novembre 1856, depuis Lyon_Vaise, après creusement du tunnel de Sainte Irénée,
  • le 1er juin 1857, depuis Lyon_Perrache 2, après mise en service d'un raccordement curieusement orienté côté Saône.


  • La convention du
    11 avril 1857, portant création de la compagnie PLM, allait unifier les trois itinéraires, les deux premiers donnant naissance à la ligne impériale de Paris à Marseille et le troisième à celle du Bourbonnais, via Nevers, Saint Germain des Fossés et Saint Etienne.

    La gare de Lyon_Perrache sera équipée de caténaires 1,5 kV en
    1952, mais sera détrônée en 1981 par la gare de Lyon_Part Dieu, à l'occasion de l'arrivée des premiers TGV dans la Capitale des Gaules. Connectée au métro et au tramway, elle demeure un important centre d'échanges.

    La Ville de Lyon a voulu marquer le cent-cinquantenaire de la gare de Lyon_Perrache par un certain nombre d'événements, dont une exposition de matériels ferroviaires, les
    21 et 22 avril 2007. A cette occasion, le CFTB présentera une partie de sa collection de matériels préservés, notamment la locomotive à vapeur italienne 130T 880 157, une voiture Bastille et deux voitures Boîtes à Tonnerre. L'acheminement se fera, depuis Sainte Foy l'Argentière, via l'Arbresle, Tassin, Lyon_Gorge de Loup (rebroussement 1) et Lyon_Vaise (rebroussement 2).
    Plus d'info / source : Lien exposition.
    16/04/2007 Les belles rames de la Région Languedoc-Roussillon.
    n° 271
    Lozère - Mende - Gare Aveyron - Aguessac - Gare
    Ci-dessus, une Z2 rénovée Saint Chély d'Apcher - Béziers dépasse Aguessac (Aveyron) le 13 avril 2007.

    Les hauts cantons du Languedoc-Roussillon peuvent désormais se prévaloir des TER les plus longs et les plus colorés du Massif Central. Dommage que la voie soit hors d'âge et la régularité incertaine.

    Ci-contre, le 30 mars 2007, 11 caisses d'AGC, en provenance de Nîmes, font leur entrée en gare de Mende (Lozère).
    Plus d'info / source : Photos Cyril PORTEFAIX.
    14/04/2007 Ardèche : déviation de l'ancienne ligne le Teil - Alès.
    n° 273
    Déviation de Lavilledieu-Est

    Au coeur du Pays de Berg, la "ligne nouvelle", d'une longueur de 600 m environ, s'inscrit entre le viaduc de l'Auzon et l'ancienne gare de Villeneuve de Berg, dont on aperçoit une partie du BV, à gauche, derrière les frondaisons. Photo du 14 avril 2007.

    Alors que RFF, qui ne sait plus construire que de très destructrices et très rémunératrices lignes à grande vitesse, s'empresse de demander le retranchement de toute section sous-exploitée du réseau classique qui viendrait à être coupée par une rocade, un petit, un sans-grade de la gestion de l'infrastructure vient de faire plier une DDE de la puissante Région Rhône-Alpes, en lui imposant la reconstruction d'une partie de son réseau de... 14 km, suite à la mise en place d'une déviation routière !

    Ce réseau est essentiellement constitué de la section Saint Jean le Centenier - Vogüé de l'ancienne ligne du Teil à Alès, mise en service par le PLM, puis léguée à la SNCF, qui s'est peu souciée de valoriser son potentiel. La voie appartient aujourd'hui à une association, Viaduc 07, qui, à la belle saison, fait circuler des trains touristiques.

    Mieux. Non seulement les passionnés de Viaduc 07 entretiennent et modernisent leur infrastructure, mais ils parviennent encore à l'étendre. Dans le but de doubler la longueur de voie exploitée d'un seul tenant, du Teil à Vogüé, ils viennent de s'associer avec les bénévoles des "Amis du Chemin de Fer Teillois", qui projettent de réanimer la section du Teil à Saint Jean le Centenier de la même ligne.

    Curieux destin que celui du département de l'Ardèche, qui, après avoir tourné le dos au chemin de fer, se trouve désormais doté de deux Short Lines, ancrées dans la Vallée du Rhône, au Teil et à Tournon. Les lignes de Privas et d'Annonay doivent se retourner dans leur tombe.
    Plus d'info / source : Dossier DDE - Nouveau pont-rail - Viaduc 07 - Amis du Chemin de Fer Teillois
    10/04/2007 Panaches à saisir.
    n° 270
    Dans leur volonté d'éradiquer tous les trains qui ne sont pas des TGV, l'opérateur historique et le gestionnaire de l'infrastructure cherchent à décourager depuis longtemps les organisateurs de trains spéciaux. En multipliant les contraintes financières, techniques et administratives, ou bien en répondant aux abonnés absents, ils ont réussi à faire disparaître du paysage ferroviaire la plupart des trains d'agences, des trains de pélerinages et des trains d'amateurs. Emprunter ou bien croiser sur sa route un tel convoi est devenu exceptionnel. C'est pour cela qu'il faut se dépêcher d'en profiter.

    Ci-contre, le Morvan Vapeur Express du 25 mars 2007 a, pour cette fois, échappé à la solution finale. Photo Dieudonné-Michel COSTES.
    Plus d'info / source : www.241p17.com
    09/04/2007 Fossiles vivants.
    n° 269
    Allier - Saint Germain des Fossés - Raccordement - Corail Lyon - BordeauxOn sait que certains océans lointains recélent dans leurs eaux profondes des espèces de poissons vieux de 300 millions d'années, que l'on qualifie de fossiles vivants. Dans cette sorte d'abysse ferroviaire où s'enfonce peu à peu le Massif Central, on trouve encore de rares trains descendant d'un genre pourtant disparu, et que les spécialistes du XXème siècle désignent sous le nom d'Express. Ils appartiennent à une famille qui comptait à l'époque deux autres genres : les Rapides et les Omnibus. A ce sujet, on consultera avec profit les publications du grand taxinomiste Napoléon Chaix. Les Express possédaient en outre un sous-genre tout à fait étonnant, dit à tranches multiples, qui, dans les gares les plus reculées, donnait lieu à de singulières manoeuvres : on en retrouve des spécimens dans les gîtes fossilifères du Laqueuillien, du Capdenacien ou du Teissonnièrien.

    Ci-contre, un Express de l'espèce Lugdunumburdigala rebroussens
    Haute Loire - Saint Georges d'Aurac - Gare - Corail Marseille - ParisA certaines périodes, ces Express avaient la faculté de se multiplier en trains supplémentaires, fonctionnalité dont il ne reste aujourd'hui pas la moindre survivance.

    Il est encore possible de surprendre de tels représentants d'un monde disparu, mais il faut beaucoup de patience, car les derniers exemplaires circulent avec des retards légendaires. Mais c'est le moment d'en profiter, car des mutations léthales auront bientôt fini de transformer ces ultimes Express en TER ou en Autocars.


    Ci contre, un Express de l'espèce Massilialutece cevenolensis
    Plus d'info / source : Photos Olivier CHAMBON, 30 mars 2007.
    08/04/2007 N° 100!
    n° 268
    Rhône - Marcilly d'Azergues - Pk 100

    Le réseau légué par le PLM comporte un certain nombre de pk 100, car la Compagnie réinitialisait le plus souvent les compteurs pour chaque ligne. Ici, c'est le pk 100 de la ligne de Paray le Monial à Givors qui a été immortalisé le 24 février 2007 à Marcilly d'Azergues par Patrick GROS.

    La 100ème édition de ce site correspond au franchissement du cap des 6000 visiteurs différents mensuels. Cette audience spontanée, jointe à la fidélité des contributeurs, sont un précieux encouragement pour le webmaster, qui s'efforce de rendre la partie Actualités encore plus pertinente et la partie Référentiel toujours mieux renseignée.

    Aujourd'hui, on ne définit plus le Massif Central par des traits géographiques, géologiques, climatiques, hydrologiques ou démographiques, mais par un caractère tranché qui relève du ferroviaire. Ainsi, le Passif Central, c'est ce vaste trou noir qui, en France, s'étend du Hurepoix au Minervois et de l'Entre-deux-Mers aux marches de Fourvière, et où ne circule aucun Train à Grande Vitesse. Dés lors, le réseau ferré concerné, tout juste bon pour des goujats descendant des bougnats, ne bénéficie plus que d'investissements symboliques, et l'entretien des voies, comme des matériels, n'est plus assuré dans les règles de l'art. Faute d'argent, faute de volonté.

    Pour mesurer cette déliquescence, trois indicateurs suffisent :
  • les tonnes-kilomètres d'un Fret au plus bas,
  • les voyageurs-kilomètres des relations Grandes Lignes encore assurées par VFE, qui se désengage de tout ce qui n'est pas Téoz, notamment des liaisons nocturnes et transversales, et qui ambitionne de ne plus desservir, entre Paris et Brive, les gares de Saint Sébastien, la Souterraine, Saint Sulpice Laurière, Allassac et Uzerche.
  • La qualité de service des TER, condamnés à devenir les seuls trains du Massif Central, pour ne pas dire les derniers.


  • Les trains du Massif Central, précisément, constituent un laboratoire du déclin. Sur notre planète-poubelle, climatiquement déréglée et à bout de ressources naturelles, les sociétés humaines sont à la dérive. En France défigurée, où tous les horizons sont désormais bétonnés, les classes moyennes sont au bord du naufrage. Chacun est conscient de vivre la fin d'un monde, mais personne ne réagit. "La maison brûle, et nous regardons ailleurs", a dit ce justiciable bientôt retraité, dont la pension se montera à 18.000 € par mois. Ce qui reste modeste par rapport aux 3000 € par battement de coeur, perçus par un certain Schummy. Et cela nous ramène à la grande vitesse, et au monde de l'argent-roi.
    Plus d'info / source : 
    03/04/2007 Vers des opérateurs fret de proximité?
    n° 267
    Le 26 mars 2007, la CC 72081 de la SNCF assure la desserte de la verrerie BSN GlassPack de Puy Guillaume (Puy de Dôme)

    "Et si les trains, comme ceux qui assurent la desserte locale des verreries de Puy-Guillaume, étaient l'avenir du chemin de fer dans nos régions? La SNCF s'orientant de plus en plus vers les seuls trains "rentables", ces petits trafics locaux vont sûrement être abandonnés par l'opérateur historique : aux collectivités de les pérenniser, si elles ne veulent pas avoir leurs routes, dont elles ont l'entretien, envahies et "défoncées" par des norias de poids lourds. Dans tous les cas, il faudra que le contribuable paye : autant que cela s'inscrive dans le cadre du développement durable."
    Puy de Dôme - Puy Guillaume - CC 72081
    Plus d'info / source : Texte & photo Jean-Pierre FRANCON.
    02/04/2007 Deux DVD.
    n° 266
    Les productions de la Régordane proposent deux DVD mettant en valeur certains trains du Massif Central :

  • le premier s'intitule Diesel d'Auvergne et s'intéresse aussi bien aux matériels de la SNCF, qu'à ceux de l'Agrivap et du Chemin de Fer du Haut Forez,


  • le second présente le Vivarais entre coulisses et grands moments et sera disponible en mai.
  • Plus d'info / source : La Régordane-productions. 6 rue Neuve, 63670 La Roche Blanche. 04 73 78 29 13. laregordane@orange.fr.
    01/04/2007 L'excellence française de la trés basse vitesse ferroviaire.
    n° 262
    La SNCF, RFF et Alstom se devaient de montrer leur savoir-faire dans le domaine de la trés basse vitesse ferroviaire.

    Il fallait d'abord trouver une ligne apte à la très basse vitesse. Coïncidence : la partie nord, en ruine, de la ligne des Causses vient d'être fermée à tout trafic. Elle fera l'affaire.

    Il fallait aussi trouver un engin apte à la trés basse vitesse. Autre coïncidence : une BB Midi, construite par Alsthom et contemporaine de l'électrification de ladite ligne des Causses, avec laquelle elle a vécu en symbiose pendant plus de cinquante ans, a été retrouvée intacte dans la réserve à pastis d'un ferrailleur de Pernes les Fontaines (Vaucluse). Les vapeurs d'alcool l'ont heureusement conservée. Inspectée, puis remise sur les rails au dépôt d'Avignon, la BB 4173 a pu gagner son domaine d'essai par ses propres moyens.
    Cantal - Neussargues - remise On voit ici la "Bête" pointer son museau à la porte du Technicentre Est Cantalien de Neussargues. Cliché Dieudonné-Michel COSTES.
    Il a été jugé inutile de doter les essieux de la machine de roues de petit diamètre, tant l'usure des bandages en place est prononcée.

    Le record doit être tenté le
    3 Avril. Si les conditions atmosphériques étaient trop clémentes, la tentative serait reportée au surlendemain. On rappelle que le précédent record de lenteur a été battu dans le secteur par un escargot de l'espèce Hélix aspersa aspersa ou Petit-Gris. C'était le 18 mai 1990 : le printemps était trés pluvieux cette année-là sur la Planèze.
    Plus d'info / source : 
    28/03/2007 Bric'Aubrac.
    n° 265
    Les deux vraies rames du faux Aubrac faisant la navette entre Paris et Neussargues, il a fallu gratter les fonds de tiroir des gérances du sud de la France pour doter en matériel le vrai Aubrac, celui qui, entre Béziers et Saint Chély d'Apcher, traverse l'Escandorgue et dessert la Canourgue. On voit ici, à Chirac en Lozère, la composition bigarrée du 28/03/2007, intégrant une voiture VFE à trois voitures et une motrice régionales. Lozère - Chirac - L'Aubrac
    Plus d'info / source : Cliché Cyril PORTEFAIX.
    27/03/2007 TER : Transports Enfin Rationalisés.
    n° 264
    La complexité des tarifs et celle des horaires constituent deux autres records dont la SNCF peut se prévaloir. Normal : ils nourissent la bureaucratie. Certaines Régions se sont gendarmées contre cette situation et proposent tout simplement de révolutionner le transport public, en mettant en avant trois concepts tellement simples qu'il suffisait d'y penser.

    Ardèche - Lalevade d'Ardèche_Prades - gare
  • L'intermodalité. Le titre de transport devient un laisser-passer valable sur une zone donnée et offre le libre-accès aux parcautos, aux TER, aux bus, aux vélos urbains, etc... C'est seulement à ce prix que l'on arrachera l'automobiliste à son volant.


  • La définition de missions claires pour les TER. Le RER francilien, avec ses fameux codes MONA, VICK, etc..., a institutionnalisé la notion de mission, qui comprend une gare de départ, une gare d'arrivée et une desserte plus ou moins fine, mais toujours la même, des gares intermédiaires.


  • Le cadencement. Une mission donnée part toujours "à la même heure", par exemple h+10. Cela toutes les heures, ou toutes les deux heures, ou trois fois par jour. En zone péri-urbaine, le cadencement peut se faire à la demi-heure ou au quart d'heure. De ce fait, les horaires deviennent lisibles et mémorisables.


  • Photo ci-contre : Pour ses trains, l'Ardèche a préféré la décadence au cadencement. 05/05/1990.

    Les Régions et les TER s'engagent donc sur la bonne voie. Au contraire, VFE et ses TGV viennent de franchir une nouvelle étape dans l'opacité des horaires et des tarifs. Les guides "TGV Méditerranée", "TGV Atlantique", etc..., ont tout simplement été supprimés. Il n'existe plus aucun document donnant une vue d'ensemble de la desserte et distinguant les périodes normales des périodes de pointe. L'usager perd tout pouvoir de décision et doit se livrer pieds et poings liés (mais porte-feuille grand ouvert) aux diktats de sncf.com, qui, on le sait, n'est plus à une aberration près.
    Plus d'info / source : Documents de présentation des projets de desserte cadencée Rhône-Alpes.
    25/03/2007 Neussargues, encore.
    n° 263
    En provenance de Paris, le Corail 5941, qui ne mérite plus vraiment son appellation Aubrac, parvient à Neussargues le jour A, à 14h 17. Il en repart, en Corail 5940, le jour B, à 14h 23, à destination de Paris. Ce qui laisse du temps pour manoeuvrer la machine et nettoyer la rame. On voit ici le convoi prendre racine le 21/03/2007, par une soirée pas vraiment printanière. Cantal - Neussargues - gare
    Plus d'info / source : Photo Romain DAVID.
    24/03/2007 Le viaduc de Garabit bon pour la casse?
    n° 261
    C'est sur le blog de Lightman.
    Neussargues qui rit, Neussargues qui pleure, c'est aussi sur le blog de Lightman.
    Plus d'info / source : 
    23/03/2007 Une vidéo sexagénaire.
    n° 260
    On la trouve sur le blog Reflets d'Auvergne > Catégorie 9 : Vidéos-Diaporamas > 20.01.2007 : de Neussargues à Bretenoux.
    Plus d'info / source : Lien aimablement communiqué par Antoine GERARDO.
    22/03/2007 La Pierre Bleue et le chemin de fer.
    n° 259
    Gard - Anduze - mur de soutènement

    Véritable porte des Cévennes, la tête côté gare du tunnel d'Anduze se pare de somptueuses draperies de pierres. 10/04/1994

    La Pierre Bleue? Cela ne vous dit rien. Et pourtant, face à certains ouvrages d'art construits par le PLM au début du XXème siècle, qui n'a pas ressenti une émotion particulière, devant des maçonneries alliant la pureté de la forme à la perfection de l'appareil? Cette noblesse architecturale est dûe à la rencontre d'un magicien de la pierre, Paul Séjourné, Chef du Service de la Construction de la grande Compagnie, et d'une roche calcaire aux mille vertus, extraite à Vogüé, dans l'Ardèche : la Pierre Bleue.

    Des centaines de milliers de moëllons, de voussoirs, de claveaux et autres corbeaux ont été extraits et taillés au sein des carrières Giraud, avant d'être expédiés par wagons entiers dans tout le sud-est de la France. La Pierre Bleue allait aussi habiller bien des Monuments aux Morts de la Grande Guerre.

    Une descendante de la famille Giraud s'est plongée avec passion dans les archives de l'entreprise et en a tiré plusieurs livres, dont un qui nous intéresse : la Pierre Bleue et le chemin de fer.

    Une seule ligne est étudiée, celle d'Anduze à Saint Jean du Gard, mise en service en
    1909. Le livre est petit, mais il a tout d'un grand, par la qualité et la quantité des documents reproduits, ceux là-mêmes que s'échangeaient à l'époque l'Administration, la Compagnie, les entrepreneurs et leurs sous-traitants. Les diagrammes d'ouvrages sont d'une précision extraordinaire et le plan de la ligne fait apparaître le moindre aqueduc, avec ses dimensions et son pk.

    Ce fascicule est un hommage mérité à tous ceux, gradés ou non, qui, sans ordinateur et presque sans machine, ont bâti une oeuvre digne des Pyramides : les assises en pierres de taille des lignes de chemin de fer en pays accidenté.
    Plus d'info / source : La Pierre Bleue et le chemin de fer. La ligne d'Anduze à Saint Jean du Gard. Mireille Giraud. 04 67 57 77 91.
    16/03/2007 Le Viaduc et l'Autoroute.
    n° 258


    Le viaduc de Sainte Colombe, dans la Loire, plus connu sous le nom de Pont Marteau, est l'un des joyaux ferroviaires des Montagnes du Matin, avec les vestiges du Monorail de Feurs à Panissières. Ses douze arches ont supporté une section tardive et éphémère du réseau départemental de chemin de fer d'intérêt local.
    Photo Patrick GROS, 11/03/2007.

    Alors que l'on proclame ici et là la fin du tout autoroutier, les dessinateurs-projeteurs de l'Equipement continuent de se pencher sur leurs tables à dessin, dans le louable dessein de massacrer les derniers paysages du Massif Central. En fait, leur crayon (leur souris, de nos jours) est tenu par les multinationales du béton et du terrassement.

    Pour inscrire sur le terrain un barreau de l'autoroute A 89, long de 50 km entre Balbigny (Loire) et la Tour de Salvagny (Rhône), les aménageurs ont choisi de sacrifier la vallée du Bernand, qu'avait magnifiée, au XXème siècle, la construction du Pont Marteau. Dès lors, on pouvait s'attendre au pire : l'ouvrage, réduit en miettes, n'aurait-il pas fourni un excellent remblai pour supporter le chassé-croisé bruyant et nauséabond des poids-lourds, emblèmes de nos consommations délocalisées et désynchronisées (ah, manger des fraises - insipides - en hiver!)?

    Mais non, un bug dans l'ordinateur a fait passer la chaussée descendante entre les piles P2 et P3, et la chaussée montante entre les piles P3 et P4. Apparemment, l'édifice des Chemins de Fer du Centre ne serait pas touché. Les travaux de cette infrastructure concédée aux ASF, d'un montant estimé à 1,5 milliards d'euros (bonjour les péages!), doivent commencer en
    2008 pour une mise en service prévue au mieux en 2012.

    Mais le principal, dans l'affaire, c'est que, sous le Pont Marteau, des arches restent disponibles pour faire passer la LGV Lyon - Clermont Ferrand, promise pour bientôt. On a quand même eu trés peur que l'autoroute prenne toute la place!
    Plus d'info / source : Plan du tracé
    11/03/2007 Christian Lacroix a encore frappé.
    n° 257



    Après s'être rempli la poche droite en modifiant le design intérieur des TGV, le magnat de la frime vient de se remplir la poche gauche en revoyant le design extérieur des ASCT. La presse inféodée a servilement rendu compte de la présentation officielle des nouvelles tenues, qui, comme les précédentes, ne tarderont pas à habiller les épouvantails, au milieu des vergers, au fin fond des campagnes.

    Dans les grands restaurants, on sait bien qu'un maître d'hôtel cravaté et gominé est nécessaire pour présenter de manière indolore une addition bien plus salée que le Velours de fenouil aux langues d'oursins avalé une heure plus tôt. Et bien, dans les trains, c'est pareil : le billet est devenu tellement cher que, pour le poinçonner, il faut avoir affaire à un mannequin obséquieux et condescendant.

    Je m'étonnais un peu, l'été dernier, dans un TER d'arrière-pays, d'avoir affaire à un contrôleur pour le moins depenaillé : marcel délavé et bermuda pisseux entre queue de cheval et mollets velus. Tout compte fait, je le préfère à présent aux gugusses violacés grâce auxquels le train va compter une idée d'avance. Vive le naturel!

    J'oubliais : la facture de la friperie Lacroix se monte à près de 19 M€. La SNCF est plus généreuse avec son personnel que RFF avec la ligne des Causses. Les camarades syndiqués, trés attachés à la défense des acquis à la française, seront heureux d'apprendre que tous ces vêtements sont fabriqués dans des pays à bas coût de main d'oeuvre.
    Plus d'info / source : SNCF - TF1
    08/03/2007 Saint Chély - Neussargues fermée à tous trafics.
    n° 256
    Dimanche 4 mars 2007, 17h 12 : avec 26 minutes de retard, le TER en provenance de Millau pénètre en gare de Neussargues, avec à son bord trois cheminots et deux voyageurs. Cette photo est historique, car c'est sans doute la dernière qui ait été prise d'une circulation voyageurs sur une section fermée à ce trafic depuis le 8 mars et qui aurait pu devenir la plus longue Installation Terminale Embranchée de France, ne desservant plus que l'usine Arcelor de Saint Chély d'Apcher, si, là aussi, le dernier convoi de coïls n'avait tiré sa révérence le 10 mars. On parle de mesure temporaire, mais le mot provisoire est un édulcorant de plus dans la potion amère du pourrissement définitif. La caténaire, devenue inutile, va pouvoir être mise hors tension et livrée à la rapacité des trafiquants de métaux. La gare historique de Neussargues n'a dès lors plus de raison d'être desservie par les TER de la ligne du Lioran, les cars venant de Lozère ou de Saint Flour assurant la correspondance à Murat vers Aurillac, à Massiac ou à Clermont vers le nord. Cliché Romain DAVID.

    Le 25 février 2006, l'Aubrac Paris - Béziers déraillait au nord de Saint Flour, en raison du mauvais état de la voie. Le 8 mars 2006, ce train emblématique reprenait ses circulations de bout en bout, en observant des ralentissements toujours plus sévères. Retards, grèves, voire limitations de parcours, seront le plus souvent au rendez-vous, jusqu'à ce que, exactement un an plus tard, la nouvelle éclate sur les forums : les trains ne sont plus autorisés à circuler sur les 56 km de voie unique séparant Saint Chély d'Apcher (Lozère) de Neussargues (Cantal).

    RFF a donc vendu l'âme de Saint Flour au diable, pour pouvoir s'offrir les pétards de l'inauguration de la LGV EE. Du 15 mars au 15 juin, les journalistes à la solde de RFF, de VFE et d'Alstom convaincront le bon peuple que le chemin de fer, c'est le TGV et rien que le TGV. La veuve du Cantal et l'orphelin de Lozère n'auront que faire de ce tohu-bohu médiatique qui ne les concerne pas, puisqu'ils n'auront jamais de TGV. Vivant frugalement au plus près de la nature, ils savent que les vraies informations ne font jamais la une des journaux ni le beurre des candidats aux élections, ils savent que le prix des patates a quadruplé en dix mois et que la population des abeilles a été divisée par deux en dix ans. Ils savent maintenant que, sans chemin de fer, leur enclavement est définitif.

    On se souvient que l'ancien ministre Gayssot annonçait pour 2005-2010 la réélectrification en 25 kV de la ligne des Causses (et aussi, tant qu'à faire, le doublement du trafic fret national). Pour lui faire expier ces prophéties de bazar, la veuve du Cantal et l'orphelin de Lozère devraient le condamner à manger sa collection de bretelles, en l'autorisant toutefois à les tremper dans l'aligot.


    La ligne des Causses a de tout temps cumulé les particularismes. Ici, le 2 juillet 1974, l'un des derniers trains Marchandises-Voyageurs de France, remorqué par deux vénérables BB Midi, gravit la fameuse rampe de 33 d'Aguessac, au nord de Millau. Les ogives également Midi sont là pour rappeler qu'à l'époque de la vapeur, il y avait deux voies, équipées de rails Double Champignon. Bien que cet itinéraire fut condamné de longue date par les hauts fonctionnaires du Ministère des Transports, avant tout préoccupés de leur carrière, on remarquera que le nombre des wagons de marchandises dépasse celui de beaucoup de convois actuels de Fret SNCF. Alors, la ligne des Causses, une grande ligne? Mieux encore : une Oeuvre Unique! Le corps de sa section auvergnate sera encore chaud, que les aménageurs de Voies Vertes et les promoteurs de saut à l'élastique rôderont déjà autour de sa dépouille : Garabit-cyclette, cela sonne bien, non? Cliché Dieudonné-Michel COSTES.
    Plus d'info / source : Forum Trains en voyage - Les Trains du Midi et du PO
    06/03/2007 Des viaducs et des bombes.
    n° 255
    On se souvient qu'en février 2004, un certain groupe AZF avait fait parler de lui en prétendant avoir posé une bombe sur le viaduc de Rocherolles, en Haute Vienne, au nord de Limoges. Le 6 mars 2007, ce même groupe (ou son clône) déclarait avoir miné le viaduc de Busseau dans la Creuse, ce qui a entraîné l'interruption des circulations sur la transversale Bordeaux - Lyon. Si ces dynamiteurs d'opérette consultent l'inventaire de ce site pour commettre leurs facéties, ils ont du pain sur la planche.
    Plus d'info / source : 
    06/03/2007 Des nouvelles du Train de l'Andorge en Cévennes.
    n° 254

    Le projet de transformation en Voie Verte de l'ancienne ligne de Florac (Lozère) à Sainte Cécile d'Andorge (Gard) n'empêche pas la progression d'une autre réalisation à caractère touristique et ferroviaire.

    Dés la fin des années
    1990, quelques centaines de mètres de voie de 400 mm étaient posées sur la plate-forme jadis établie par les CFD sur la rive droite de l'Andorge, commune de Saint Julien des Points (Lozère). En 2005, l'extension de cette infrastructure liliputienne vers la rive gauche de l'Andorge, commune de Sainte Cécile d'Andorge, était remise en cause par l'état du viaduc interdépartemental sur la rivière.

    Il faut croire que la situation a évolué, et cette photo du
    6 mars 2007 nous permet de constater que les rails courent à nouveau sur l'ultime ouvrage d'art de la ligne venant de Florac. On peut dés lors rêver à une correspondance quai à quai avec la ligne des Cévennes dans la gare toute proche de Sainte Cécile d'Andorge, comme au bon vieux temps.

    Plus d'info / source : Photo Jean-Denis TEISSONNIERE - Train de l'Andorge en Cévennes
    01/03/2007 Un renouvellement des voies symbolique.
    n° 253


    Un TER Nîmes - Mende dépasse la station de Bagnols_Chadenet en Lozère. En 2006, la Région Languedoc_Roussillon est celle qui a connu le plus fort taux de TER supprimés. En 2007, il n'est pas prévu d'y renouveler un seul kilomètre de voie.

    Comme il le fait maintenant chaque année, le Magazine "La Vie du Rail" vient de publier une carte trés claire indiquant l'emplacement et la consistance des chantiers de renouvellement des voies en 2007. En prenant en considération un super Massif Central allant de Paris à Narbonne, et de Lyon à Bordeaux, on ne relève que quatre opérations :

    Saint Germain des Fossés - Nîmes
    pk 406,275 à 418,502, voies 1 et 2, réseaux Téoz + Corail Intercités
    Montant : 22,6 M€

    Moulins - Mâcon
    pk 1,630 à 12,210, voie unique, réseau TER uniquement
    Montant : 7,1 M€

    Vierzon - Saint Pierre des Corps
    pk 200,430 - 224,050, voies 1 et 2, réseau Corail Intercités
    Montant : 18,5 M€

    Bordeaux - Sète
    pk 256,850 à 271,7, voie 1, réseaux Téoz + TGV + Lunéa
    Montant : 9,1 M€

    Ces quatre opérations représentent un total de 97,124 kilomètres de voie renouvelée : près de 90% appartiennent au réseau VFE - Grandes Lignes. Le réseau purement TER doit se contenter des miettes. Sur un montant national total de 1180 M€, les voies TER du grand Massif Central ne "bénéficient" que de 7,1 M€, soit 0,6%.

    Les voies secondaires sont totalement marginalisées : l'investissement qui leur est consacré est en-deçà du scénario le plus pessimiste du rapport Rivier. Dés lors, on peut s'attendre avec certitude à de nouveaux ralentissements, et à leur corollaire, des suppressions de trains, conduisant petit à petit à des neutralisations de fait.

    Avec les 30 milliards de fraude fiscale annuelle relevée en France par la Cour des Comptes (au moins, et sans compter l'évasion fiscale), on pourrait renouveler la plus grande partie du réseau ferré national. La vraie racaille, en fait, est en col blanc et vit dans les beaux quartiers, voire les palais nationaux.

    Plus d'info / source : Cliché Cyril PORTEFAIX, 25/01/2007. La Vie du Rail Magazine, n° 3092, 28 février 2007, pages 19 à 21.
    23/02/2007 EDF : des barrages mal barrés.
    n° 252
    On les croyait éternels, mais non, les barrages hydrauliques ont une durée de vie moyenne de 100 ans, et déjà, certains commencent à poser des problèmes. C'est ce que révèle EDF dans un rapport aussi confidentiel que ses super-profits. Souvenons-nous : ces barrages ont été construits, certains par des compagnies ferroviaires, à une époque où les ressources étaient bon marché et les précautions environnementales pas encore inventées. Les reconstruire aujourd'hui, voire seulement les entretenir, devrait atteindre des coûts prohibitifs.

    Il va donc falloir vidanger les retenues, si l'on veut éviter des catastrophes. Cela nous permettra de revoir, du côté de Saint Etienne Cantalès, les piles métalliques du viaduc du Ribeyrès, momifiées dans leur sarcophage de béton. Cela autorisera la repose de la voie entre Eygurande_Merlines et Bort les Orgues, dés que la vase engluant la plate-forme engloutie aura séché en se craquelant.

    Mais après tout, peut-être n'est-ce qu'un faux problème. Le réchauffement climatique, en tarissant progressivement les précipitations, provoquera l'assèchement des retenues. Le phénomène est d'ailleurs en marche, il n'est pas difficile de le constater.


    Photo ci-contre. L'avenir est-il aussi sombre que les eaux noires du lac de Villefort? Déjà, le 1er novembre 1997, le viaduc de l'Altier, célèbre ouvrage de la ligne des Cévennes, montrait ses cuisses
    Plus d'info / source : 
    21/02/2007 Les CFD Lozère : un billard après les Billard.
    n° 251


    En lisière du Parc Naturel National des Cévennes, le viaduc de Cessenades sera bientôt "praticable à pied, à cheval, en VTT, en roller et même en fauteuil roulant". Photo Jacques REY, 30/10/2003.

    Après lui avoir tourné le dos pendant près de quarante ans, les autorités locales viennent de redécouvrir l'ancienne ligne d'Intérêt Général à voie métrique de Florac à Sainte Cécile d'Andorge, et cherchent à mettre en valeur l'exceptionnel patrimoine que représentent sa plate-forme, ses ouvrages d'art et ses bâtiments d'exploitation, nichés dans l'intimité d'un environnement cévenol de qualité. L'itinéraire - près de 50 kilomètres - doit être transformé en Voie Verte.

    Seulement voilà, en maints endroits, l'infrastructure a subi d'irrémédiables outrages : les plus irréversibles sont ceux que lui ont infligés la route nationale 106, qui, ici et là, a pris ses aises sur l'emprise du chemin de fer. On ne parlera donc plus de réhabilitation, mais de véritable reconstruction. L'investissement, dont le montant n'est pas évoqué, risque d'être trés conséquent. Dans ces conditions, un phasage est inévitable, et la date avancée de
    2010 pour la concrétisation de ce projet ne peut concerner que la réalisation d'un premier tronçon.

    Souhaitons enfin que le réchauffement climatique ne rendent pas les étés intenables et le décor trop minéral.
    Plus d'info / source : Le projet de Transcévenole - La ligne.
    15/02/2007 La Renaissance de l'Intérêt Local.
    n° 250
    C'est le réseau TGV qui symbolise de nos jours le Chemin de Fer d'Intérêt Général. Comme son potentiel de clients solvables reste appréciable, il cristallise les efforts de la SNCF tout comme de RFF, et on espère que son extension suscitera l'attention d'éventuels partenaires privés. Les marques Téoz, Lunéa et Auto-Train représentent des voies de garage provisoirement redorées pour des formules considérées comme en fin de vie.

    Les autres lignes d'Intérêt Général, qui ne sont pas parcourues par des TGV et qui constituent le reste du Réseau Ferré National, voient progressivement toutes leurs circulations (aujourd'hui les Transports Express Régionaux, demain les Corail Inter Cités) organisées par les Régions. Seulement voilà, plus ces dernières mettent la main à la poche du contribuable, plus la qualité de service offerte se dégrade. Constatant que les trains supprimés devenaient la norme, le Président de la Région Aquitaine a récemment poussé un coup de gueule. La réponse de la SNCF sera sans doute : "moi-y-en a vouloir encore des sous!". Et RFF ajoutera en écho : "moi aussi!". La poche des contribuables régionaux n'étant pas extensible à l'infini, cette situation sonne à court terme le glas des maillons les plus faibles du réseau secondaire d'Intérêt Général.

    Quant au fret, on n'ose même plus y penser, car les tonnages gagnés par les nouveaux entrants ne sont pas prêts de compenser ceux perdus par l'opérateur historique. La part du rail dans le transport national de marchandises est tombée à guère plus de : 1/10ème!.

    Dans ce climat d'impécuniosité larvée, le terme d'Intérêt Local ressort des livres d'histoire ferroviaire.

    C'est d'abord le législateur qui, dans le secret du Journal Officiel, dépoussière les lois relatives à un Intérêt Local évocateur de pataches surannées.

    Ce sont ensuite diverses structures territoriales qui ont décidé de ne plus faire confiance qu'à elles-mêmes pour résoudre des problèmes de transport locaux dont la solution peut passer par le chemin de fer. Ainsi, le projet départemental de crémaillère pour le Puy de Dôme prend corps. Ainsi, le Parc Naturel Régional Livradois-Forez se donne les moyens de développer l'axe ferroviaire de la vallée de la Dore et son prolongement vers la Loire. Ainsi, le projet de requalification de la desserte de l'Ouest Lyonnais par un tram-train a-t-il été déclaré d'utilité publique.


    Ci-dessous, nous voyons le chemin de fer à crémaillère "historique" du Puy de Dôme, que peu d'automobiles suffirent à disqualifier en 1926 et que trop d'automobiles condamnent à renaître aujourd'hui.
    Plus d'info / source : TER Aquitaine - Legifrance - Crémaillère, - Livradois_Forez - Collection Dieudonné-Michel COSTES.
    13/02/2007 Un joli BV à vendre dans le Tarn.
    n° 249
    Il s'agit d'un bâtiment Midi typique, datant du tout début du XXème siècle, avec son puits, sa halle accolée et ses baies géminées. Le vendeur ne semble pas la SNCF.
    Plus d'info / source : www.immofrance.com/fr/properties/9716.htm
    24/01/2007 Le PLM va fêter ses 150 ans.
    n° 248



    Rare : en 1990, l'abri de quai de la gare de Castries (Hérault) arborait encore deux macarons "PLM".

    Le 11 Avril prochain, la "Compagnie des Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée", fondée en 1857, aurait fêté ses 150 ans. On peut craindre qu'à cette date, l'ensemble des chroniqueurs ferroviaires se pressent sur les passages supérieurs de la LGV Est, guettant un probable record de vitesse, et oublient de rappeler aux masses incultes l'édifiante histoire de cette puissante compagnie, dont les trains firent rêver nos grands-parents.

    Aujourd'hui, que reste-t-il du PLM, dont l'aventure ferroviaire s'est achevée en
    1937?

    Il reste d'abord des hommes, tous à présent retraités de la SNCF. Comme on l'a fait pour les derniers poilus, on devrait les recenser, et surtout recueillir leurs ultimes souvenirs, ce qui serait le meilleur hommage à leur rendre.

    Le matériel, ensuite. Plus rien ne roule en service commercial régulier, à la différence du Midi, dont le Train Jaune survit. En marge des pièces préservées, notamment à la Cité du Train de Mulhouse, on aura peut-être la chance de découvrir - mais cela devient exceptionnel car le ménage a été fait - un ancien "wagon de voyageurs" reconverti en voiture de service, défraîchie et taguée, égarée au fin fond d'un dépôt oublié.

    Enfin et surtout, au niveau de l'infrastructure, de la voie et des bâtiments, l'héritage reste immense. Des rails et des traverses d'époque subsistent çà et là, et même après avoir été déferrées, des lignes laissent leur empreinte presqu'indélébile, sur le terrain comme sur les cadastres. Il n'y a guère de cantons, dans le grand sud-est de la France, qui ne puissent se prévaloir d'un petit patrimoine ou d'un édifice plus monumental, légué par la "Compagnie". Des cités PLM si reconnaissables à la Gare de Lyon à Paris, du plus modeste aqueduc au viaduc de la Recoumène, nos paysages - et ceux du Massif Central ne font pas exception - portent la trace de la volonté d'un Talabot et du génie d'un Séjourné.
    Plus d'info / source : 
    23/01/2007 Intempéries en Limousin.
    n° 247
    Le mardi 23 Janvier 2007, on pouvait prendre connaissance, sur Infolignes, d'une longue liste de trains Corail carrément supprimés sur l'axe Paris - Toulouse, en raison des chutes de neige. Il s'agissait aussi bien de trains de jour que de trains de nuit, et les clients étaient invités à reporter leur voyage.
    Jamais au XIXème ou au XXème siècle, on en serait arrivé là. A l'époque, le trafic n'était susceptible d'être interrompu que sur la seule ligne de la Bastide (photo) à Mende. On n'avait pas encore épuré les itinéraires de détournement, et on disposait, dans la moindre gare d'embranchement, d'hommes et de matériels prêts à dégager la voie, auxquels prêtaient main forte les gardiens de chaque passage à niveau. Les politiques d'économie et de rationalisation ont réduit considérablement les moyens, et quand la neige tombe, ce n'est pas l'informatique et les portables qui la feront fondre. De plus, s'est installée une certaine culture du moindre effort et la dictature du principe de précaution a fait le reste. "- Alors, chef, la neige, qu'est-ce qu'on fait?". "- La neige? Laisse tomber!".
    Plus d'info / source : Photo Cyril PORTEFAIX, 28 janvier 2006.
    21/01/2007 Lozère : Mende, entre AGC et Beechcraft.
    n° 246
    En attendant l'A88, censée résoudre tous les problèmes, Mende peine à gérer son enclavement. C'est encore la ligne des Cévennes qui lui procure les débouchés les plus acceptables, surtout vers le sud, où les matériels les plus récents sont désormais engagés. Sur la photo de droite, on voit une unité triple d'AGC, venant de Montpellier et y retournant, stationner en gare de Mende.
    Vers le nord du pays, par contre, c'est une autre histoire. C'est pourquoi la municipalité et la CCI de Mende ont décidé de relancer, à partir de
    septembre 2007, une liaison aérienne avec la capitale. Mais attention, il faudra gagner par navette l'aéroport de Loudes, près du Puy, en Haute Loire, où un Beechcraft de la compagnie Hex'air assurera le vol jusqu'à Orly. L'aller-retour Mende - Paris deviendra alors possible dans la journée, mais au prix de 299 € et d'une huitaine d'heures de transport point à point tout de même. Les Hautes Alpes, elles, ont su défendre leur train de nuit et envisagent même de le moderniser.
    Plus d'info / source : Photo Cyril PORTEFAIX, 21 janvier 2007.
    17/01/2007 Ca-y-est : je sais pour qui voter!
    n° 245
    Sur son blog, en date du 17 janvier 2007, la plus fortunée des candidats à l'élection présidentielle, Corinne Lepage, fait cette déclaration fracassante : "Je propose de détruire les autoroutes et de les remplacer par des rails".

    Ca, au moins, c'est une proposition. Et le Massif Central tient là enfin ses improbables LGV : il n'y a plus qu'à équiper l'A 89 et l'A 75 de deux voies pour commencer. Ce sera du sang neuf pour la transversale Lyon - Bordeaux. Quant à l'Aubrac, transformé en TGV, il pourra toiser son ancien itinéraire du haut du viaduc de Millau.
    Plus d'info / source : Le blog de Corinne Lepage. Photo l'Internaute Magazine juin 2006.
    16/01/2007 A nous les grosses anglaises!
    n° 244


    Non, cette rame "pelliculée" n'est pas un Corail Téoz, mais un train d'essai de l'opérateur Euro Cargo Rail, filiale du groupe EWS (English, Welsh and Scottish Railway). Il est vu le 16 janvier 2007 au niveau de l'ancienne gare de Saint Clément de Régnat, venant de Vichy et se dirigeant vers Riom. En tête, la Class 66032 "privée", en queue la BB 66027 "publique".

    Pendant une dizaine de jours, ce convoi, composé de six caisses dont une voiture de mesure, va évoluer entre Clermont Ferrand et Eygurande_Merlines, afin de préparer la desserte de la SMDA (Source du Mont Dore en Auvergne).

    Euro Cargo Rail assure déjà des trains de la SEV (Société des Eaux de Volvic) à destination de la Grande Bretagne. Si livrer de l'eau à un pays où il pleut trois jours sur quatre n'est ni trés logique, ni trés écologique, l'itinéraire suivi pour joindre le Puy de Dôme au tunnel sous la Manche l'est encore moins : ces trains passent en effet par Saint Germain des Fossés (ce qui est normal), puis bifurquent vers Roanne et Saint Etienne, avant de remonter vers Lyon et Bourg en Bresse, où ils se raccordent à une autre rame venant d'Evian. Il y a certes économie de sillon, de matériel moteur et de main d'oeuvre, mais le bilan énergétique n'est pas favorable : que de CO2 émis pour transporter un produit si symbolique de pureté, de nature et de vie...
    Plus d'info / source : Photographie Jean-Pierre FRANCON.
    10/01/2007 Simone en Lozère.
    n° 243
    Les dernières technologies de l'information et des télécommunications ne sont pas incompatibles avec le rail double-champignon. Ainsi, en Lozère, la gare de Mende (à droite), sur le translozérien, tout comme celles de Marvejols et de Saint Chély d'Apcher, sur la ligne des Causses, vont bénéficier du télépancartage et d'annonces sonores.

    Ces équipements modernes ne réussiront sans doute pas à consoler les voyageurs du Gévaudan de la suppression prochaine de leur train préféré : l'Aubrac, au mieux remplacé par un AGC de Béziers à Clermont, au pire par une Z2 ne dépassant pas Saint Chély. Alors, prions pour que les nouveaux écrans affichent longtemps encore le nom des gares auvergnates de Saint Flour et de Neussargues, et pour que la voix de Simone s'abstienne le plus possible de nous parler d'autocar dans la cour de la gare.
    Plus d'info / source : Information et photo du 05/01/2007 : Cyril PORTEFAIX
    09/01/2007 Des TER en Ardèche?
    n° 242
    13/01/2005A l'époque, les élus du Vivarais avait applaudi la disparition des trains de voyageurs. Aujourd'hui, il semblerait que leurs successeurs acceptent moins que l'Ardèche soit le seul département français dépourvu de transports régionaux par fer et veuillent se raccrocher au projet du Gard voisin, qui envisage de mettre en service des automotrices entre Nîmes, Avignon et Pont Saint Esprit. La desserte serait ainsi prolongée jusqu'au Teil en venant du sud.

    La ligne concernée est celle de la rive droite du Rhône, que l'on voit à gauche parcourue par un TGV à Roquemaure, sous le viaduc de la LGV Méditerranée (cherchez l'erreur).

    L'Ardèche a toujours souffert d'un mauvais positionnement de ses liaisons ferroviaires avec la rive gauche du Rhône. Le raccordement de la Voulte n'a jamais pu avoir l'influence qu'auraient eu deux "barreaux" bien placés : l'un, en face de Valence, l'autre au droit de Montélimar. Le Teil, justement, est voisine de cette dernière cité, et se verrait bien devenir l'origine d'une section à construire, qui non seulement toucherait la capitale du nougat, mais serait prolongée jusqu'à Allan, près d'un échangeur de l'A7, où une gare sur la LGV Méditerranée est dans les cartons.
    Plus d'info / source : Le Dauphiné Libéré du 8 janvier 2007
    08/01/2007 Quand un viaduc chasse l'autre.
    n° 241
    Hors faits de guerre, il est tout à fait exceptionnel qu'un viaduc ferroviaire subisse une reconstruction totale. C'est pourtant arrivé dans le Massif Central, à Gagnières, dans le Gard, sur la ligne, en partie déferrée de nos jours, du Teil à Alès. Un premier ouvrage en maçonnerie fut édifié avant 1871, date de mise en service de la ligne. Mais des galeries de mine proches le déstabilisèrent bientôt et il fallut, avant la fin du siècle, le remplacer par un pont métallique en treillis, long de 160 m.

    La photo de gauche à été prise à l'époque où les deux viaducs coexistaient : la démolition du plus ancien, légérement courbe et situé en aval du second, était en cours. On notera, en haut à gauche, le puits de mine d'où l'on extrayait la houille. La photo de droite montre l'état actuel du site : après l'abandon de la ligne, les tabliers du viaduc ont été démontés, ne laissant subsister que les deux piles massives de l'ouvrage. Au premier plan, un monument à la gloire des mineurs repose sur un piédestal en forme de pile maçonnée, un hommage sans doute au viaduc originel.
    Plus d'info / source : CPA et photo du 01/01/2007 : Jacques REY.
    07/01/2007 Les promesses de 2007.
    n° 240

    Engins de travaux à Monistrol d'Allier (Haute Loire) : l'entretien consenti est insuffisant pour empêcher de nouveaux ralentissements sur la ligne des Cévennes, qui va perdre son dernier train grandes lignes reliant Paris à Marseille via Clermont Ferrand.

    Le premier semestre 2007 risque d'être assourdi par le tapage médiatique lié à deux événements : les élections et le lancement de la LGV est-européenne.

    La mise en service commerciale, le 10 juin, des rames POS et ICE va libérer presque toutes les rames Corail utilisées sur le réseau Est, parmi lesquelles des coupons Téoz, réaffectés, entre autres, à la relation Paris - Clermont Ferrand. Là, elles remplaceront les voitures de l'Aubrac et du Cévenol, supprimées en tant que relations directes desservant depuis Paris les au-delà de l'Auvergne. La disparition progressive des trains grandes lignes labellisés Corail à l'intérieur comme à l'extérieur du Massif Central marque en fait la volonté de VFE de ne plus exploiter à terme que des TGV. Au demeurant, l'industrie ferroviaire ne semble plus à même de construire que des rames automotrices, TGV ou AGV pour Alstom, AGC ou NAT pour Bombardier.

    Les élections, quant à elles, paraissent devoir être l'occasion d'une amplification du discours sur le changement climatique et le développement dit durable. Même s'il continue d'astiquer sa 4x4 avec un produit pas forcément biodégradable et sans doute cancérigène, le citoyen ordinaire qui roule au super prend peu à peu conscience qu'il va devoir réviser les conditions de sa mobilité. Pour bouger autrement, le chemin de fer ne sera malheureusement pas l'arme absolue. Certes, le TGV est bien parti pour enterrer l'aviation intérieure, mais, pour le reste, le réseau ferré national et le parc de matériel roulant n'offrent qu'une capacité bien faible, au regard des besoins qui naîtraient d'un report massif depuis l'automobile. Pour changer la donne, il faudrait des investissements considérables, bien improbables. Alors les français, qui, sans état d'âme, ont laissé dépérir un héritage de dizaines de milliers de kilomètres de voies ferrées, devront se résoudre au vélo, au bus et au co-voiturage.

    Plus d'info / source : Photo Olivier CHAMBON. 01/11/2006.
    04/01/2007 Les premiers liens de l'année.
    n° 239
  • Le site Instants fragiles subit une nouvelle mue et devient Derniers voyages.
  • Le tramway de Bordeaux à Cadillac. Ce site est un petit bijou d'interactivité et on apprécie la rubrique Ligne, ainsi que la géolocalisation des gares qui permet de les situer avec Google Maps.
  • Enfin, un nouveau Forum qui démarre trés fort : Les Trains du Midi & du P.O, avec une rubrique Photos du Massif Central.
  • Plus d'info / source : 

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    Dernière mise à jour de cette page: le 08/01/2014